1997

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Septième édition

MALAKI MA KONGO
enfin à Kinshasa

Malaki scolaire Brazzaville 1997

Malaki scolaire Brazzaville 1997

Prévu du 03 au 06 Juillet 1997 à Brazzaville, MALAKI MA KONGO 7ème édition n’a pu se tenir à cause des troubles socio-politico-militaires. Mais comme le hazard sait bien faire les choses, Kinshasa la soeur jumelle de Brazzaville consenti à l’ accueillir du 20 décembre 1997 au 04 Janvier 1998. La 7ème édition donnait du coup à Malaki et aux artistes des deux villes-capitales les plus raprochées du monde des possibilités inouïes de travailler ensemble en ces temps de crises . Cette occasion permis aussi de confirmer et d’actualiser le rêve cher à Patrice Lumumba et à Franklin Bukaka de faire du fleuve Congo un boulevard et non un obstacle… une frontière. Lequel rêve leur coûta la vie.

Le message de cette 7 ème édition était une interpellation qui portait sur les prédictions millénaires qui partaient de l’Egypte à la veritable terre promise Kongo Dia Ntotela. Depuis la nuit des temps, les Kongo attendent toujours le signal de l’étoile , or dit une prophètie kongo dit : La tête du Royaume Kongo sommeille à Kongo dia Mfoa (Brazzaville) et que le jour où s’éveillera la tête de ce fauve de Kongo dia Mfoa, c’est tout le royaume qui se mettra debout.

Et à Malaki de soumettre une série de question à réflexion aux participants à savoir :

-La pluie d’obus qui s’abat sur Brazzaville, n’a-t-elle pas perturbée le repos de le tête du royaume?

-Et si c’était le cas , qu’adviendrait-il?

-Simon kimbangu, n’a-t-il pas dit de regarder du côté de Mfua-Brazzaville car c’est de là que viendraient les merveilles?

-Et à André Matsua d’ajouter: Ndombi ku ndombi sadidi mukanda, comanda diandi Masuandre, qui peut se traduire en ce sens qu’un projet ou une action ne peut être rentable à l’homme Noir que lorsqu’elle est l’émanation de sa propre invention, mais surtout qu’il se face sous son propre contrôle.

Les mages du Congo, de l’Angola et du Congo-Kinshasa qui, pendant trois semaines, s’étaient réunis à Kinshasa savaient que les moments étaient graves et, les thèmes des conférence-débats en reflétaient bien la profondeur:

La bataille de Mbuila et le déclin de royaume Kongo brillament exposé par le professeur Ne Mabiala qui conclut son exposé en ces termes: « Celui qui ne se penche ni sur l’origine, ni sur les conséquences de la guerre qui a opposé le Kongo au Portugal en 1665, ne comprendra jamais les maux qui minent l’évolution socio-politique des terres Kongo”.

La seconde conférence qui s’intitulait : De Simon Kimbangu à André Grenard Matsua, le chemin de la croix des Ne Kongo par Ne Kitoko Difukidi Kanda et Ne Masengo ma Mbongolo.

Par ailleurs, les performances artistique étaient très belles, sans parler de la belle et vaillante chorale du Bundu Dia Kongo (église kongo); la comédie musicale des Tuma Haut; le griot Kongo Ne Nkamu avec sa “Lettre aux présidents africains”, et, la compagnie Marabout théâtre dans la pièce Brazza-Kinshasa Via Paris de Nzey Van Musala et Masengo Ma Mbongolo. Enfin L’Afrique en Deuil de Don Dieg Nan Nkaka avec le théâtre Rocado Mayas . Mais la découverte est venue de l’Académie de médecine Kongo Outhimpaku du Nganga (docteur ) Kumbu, qui nous avait démontré que les Kongo ont une médecine qui n’a rien à envier à la médecine orientale ou occidentale. Par exemple, les maladies du genre appendicite, n’avait pas de secret pour lui ,ainsi que le cancer, la cirrhose de foie, les maux de dents… Il possedait aussi des recettes pour l’invisibilité, de même celles pour désintéresser une passion à la cigarette, au vole, à l’adultère, au térorisme, à la sorcelerie, etc…

A la découverte d’autant de perspicacités MALAKI ne demand au monde qu’une chose:

Une seconde de liberté, d’indépendance pour sauver le monde de tous ces maux.

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