2002 Italie

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XII ème Edition

Commencé en mai 2002 à Nove di Bassano en Italie, la XI éme Edition de Malaki ma Kongo s’est terminée en novembre en Haïti, en passant par Kinshasa (Rép. Dem. Congo) et Brazzaville ( Rép. du Congo) en septembre et octobre de la même année; élèvant ainsi Malaki ma Kongo au rang de festival Tricontinental.

Malaki ma Kongo – Italie

Interview de Masengo Ma Mbongolo

Malaki ma Kongo à Bassano Italie -  2002

Malaki ma Kongo à Bassano Italie - 2002

Créé il y’a douze ans le Festival Malaki Ma Kongo célebre les festivités de la onziéme édition de MALAKI MA KONGO 2002 « Spécial Pont sur l’Atlantique », qui se déroule pour la seconde fois á la Commune de Nove de Bassano (Italie).

Se trouvons en face de l’initiateur dudit festival nous lui posons la question de savoir qu’est ce que Malaki ma Kongo et qu’est ce que vous entendez par Pont sur l’Atlantique?

MASENGO MA MBONGOLO:

Merci, pfumu Kahunga, mwana Nsundi Masengo ma Mbongolo, ce sont mes dimensions claniques, j’ai voulu le préciser pour dire qu’un kongo doit toujours se présenter avant de prendre la parole en public, pour répondre a votre question je dirais que Malaki ma Kongo, « malaki » signifie festival, kermesse et « kongo » signifie la paix, l’amour, la fraternité, la royauté, la divinité. Malaki ma Kongo voudrait donc dire « kermesse pour la paix, pour la royauté, la divinité « . Malaki ma Kongo est donc en d’autres termes le festival pour la renaissance de l’Afrique et des Pharaons ». Parce que la renaissance effective de l’Afrique ne peut se faire qu’en conivence avec les Pharaons avec, car nous savons tous que, qui dit pharaons dit une Afrique indépendante, intellectuellement évoluée .

A travers l’indépendance il y’a les relations d’amitiés, de fraternité, de paix entre les peuples. Le Festival Malaki ma Kongo est donc un festival pour la paix au Congo et la paix entre le Congo et la terre entiere; parce que s’il y’a des problemes au Congo, c’est parce que le Congo est un pays extremement riche et tous les pays du monde entier pense qu’au Congo il n’ya que du pétrole, l’or, le diamant, le cuivre, mais il existe aussi des êtres vivants et Dieu nous a créé pour vivre en paix entre nous.

Malaki ma Kongo est un festival créé, sous mon initiative, le 03 avril 1991 a Mfoa Brazzaville. Au début du festival avait pour but de promouvoir la culture africaine en général et Kongo en particulier. Malaki Ma Kongo était donc un haut lieu pour communier d’avec nos ancêtres.

Avec l’évolution, sont entrés dans le Malaki les amis du Cameroun, du Ghana, des Antilles, nous sommes passés de la cellule ambrionnaire pour voguer dans les vastes eaux du panafricanisme. Aujourd’hui, avec l’acceptation de la boxe des Pharaons en Italie et en l’Europe, nous sommes donc passé de l’étape du panafricanisme aux relations culturelles intercontinentales proprement dit.

Letizia Farisato:

Que peut-on entendre par Pont sur l’Atlantique?

M.M.M.:

En 1994, nous avons reçu au Malaki des amis du Nkelo wa Kongo de la Guadeloup, venus au Congo á la recherche de leurs racines. Ils étaient quatre, Bebe Romspart, Ngabali Joslin, Massembo Marie France, Benjamin Benzo, et nous leurs avons ouvert la vue sur l’Afrique profonde et éternelle. Nous nous sommes liés d’amitié avec eux et en 2000 notre représentante de France Dr Billolo Louise a participé au Grap a Kongo et cette année 2002 nous y sommes fiévreusements attendus. Je profite de cette occasion pour dire que une des deux doyennes du festival centenaire Grap a Kongo, Violette Massembo nous a quitté á la veille du Malaki 2002. Elles ont appris a leurs fils et petits fils les chansons laissées par leurs parents ( anciens esclaves). Que la terre lui soit légere mais surtout qu’elle sache qu’elle n’a pas vécu pour rien; son combat poursuivra et sera vulgarisé dans tous les quatre coins de la terre.

En parlant du « Pont sur l’Atlantique », nous faisons allusion á un festival qui commence en Italie du 12 au 19 mai 2002 pour se poursuivre au coeur de l’Afrique dans les deux Congo (Brazzaville et Kinshasa) du 20 au 28 juillet avant de traverser l’Atlantique jusqu’a Capesterre Belle-Eau en Guadeloup du 1er au 10 novembre 2002 chez les Massembo au Grap a Kongo.

Nous mettons un pont sur l’Atlantique parce que nous nous sommes rendus compte que nous trouvons les africains en Afrique, en Europe, en Amerique et en Asie.

Mais pour l’instant la premiere partie de notre programme décennal Malaki ma Kongo 2002-2012 nous autorise seulement a travailler dans la partie situées au Nord et á l’øuest de l’Afrique. Nous y trouvons des africains qui travaillent la main dans la main avec des gens de diverses origines mais qui ne connaissent rien de l’Afrique. Beaucoup d’enfants africains sont nés en Europe, ou de couples mixtes connaissent la culture du pays qui les ont vus naître mais ignorent celle de l’Afrique, et notre travail est de les aider a comprendre la culture africaine. De l’autre côté de l’Atlantique, en Amérique il y est répandu une tres mauvaise idée sur l’Afrique. C’est á nous de laver ce tissu de mensonge que l’on veut toujours couvrir la face de l’Afrique pour s’enrichire sur notre dos.

Aux Antilles les Kongo de Capesterre Belle-Eau nous ont avoué qu’ils étaient surpris d’apprendre qu’un africain pouvait conduire une voiture. Et lors du Grap a Kongo 2000, nous ne pouvons vous traduire leur étonnement de se trouver en face (des intellectuels Kongo d’Afrique), car pour eux Kongo signifie moins que rien, « Kongo vient apres le chien  » selon l’expression même de Marie France Massembo une Kongo de la Guadeloupe. C’est de notre devoir de dire aux gens ce que l’Afrique Centrale a apporté a l’humanité. De dire aux gens que le pharaon qui a sauvé des eaux et élevé Moises pouvais être un Kongo, parce que la langue que parle Moises est tres proche du kiKongo. Vous savez Moises se dit Musa en langue arabe, mais en langue kikongo on l’appelle Mu N’za ou bien Mu Maza ce qui signifie en langue kikongo « sauvé des eaux « , cette traduction est tres proche de celle de la bible. Et quand, dans le désert, les Juifs ont soif et que Moises tape son baton sur la pierre d’oú en sort de l’eau, il appelle cet zone, masa, et en langue kikongo masa ou maza signifie eau. Je veux seulement dire par lá que: Si le théoreme de Pythagore fut créé deux mille ans avant la naissance de Pythagore, il a donc été créé par les Egyptiens et dans les populations qui peuplent l’Afrique Centrale il y’en a plein qui sont originaires de l’Egypte pharaonique.

L. F.

En quelque mots comment pourrait-on résumé Malaki Ma Kongo 2002 en Italie?

M.M.M.

Tout a commencé le 12 mai 2002 á la monumentale, majestueuse et historique Piazza di Marostica, la traditionnelle place mythique reservée au jeu des échecs a été le théâtre ou s’est déroulé l’ouverture de la onzieme édition Malaki ma Kongo made in Italia. La Journée de la Solidarité animé par les associations des volontaires ouvrait la série de manifestation et le groupe KAWI KABE, formé de jeunes congolais installés dans la zone de Nove di Bassano devrait clôturer la journée. Dans les stands les assossiastions avaient exposé des series d’articles représentant les différentes activités qu’elles menent en Afrique, en Asie et en Amerique du Sud. Elles travaillent pour soutenir le systeme éducatif, sanitaire, les micro credits… , enfin tout ce qui peut aider a soutenir la vie.

  • Monica con le banquette des Boudhiste
  • Macondo
  • Bahai
  • Cuamm Medecine prog sanitaire pour l’Afrique solidarita Uganda
  • AVSI Association des Volontaires pour le Service International

Nous avons aussi remarqué la présence des peintres africains, Claude Adjei du Togo par exemple qui a exposé ses tableaux d’un style tres personnel.

Nous ne passerons pas pied joints sur la table tres achallendée en produits africains de La Cooperative la Barca du senegalais Niang Masseye. Juste a coté de nous les amis de l’Association Culturelle Malaki ma Kongo d’Italie ont présenté une exposition d’une serie d’articles sur les photo des dix éditions du Malaki, et des objets de l’artisanat africain apporté par les ahtletes de la Boxe des Pharaons. L’espace des jeux d’echecs était pleinement couvert et le public avait l’ambaras du choix. De temps en temps il soufflait un vent qui revenait de la castelle superieure de Marostica comme pour donner un peu d’oxygiene, un peu de courage au Malaki, parce que dans ce genre d’entreprise il y’a toujours des choses qui ne marchent pas. Par exemple pour des problemes de coordination le groupe KAWI KABE n’a pas pu se produire á temps et Dieu merci qu’il y’avait les pharaons á nos cotés, je leur ai demandé de combler le vie et il ont présenté un spectale qui restera mémorable dans les anales de Marostica, parce qu’on leur aurait ramené a 7000 ans en arriere.

Repais africaine - Malaki ma Kongo à Bassano

Repais africaine - Malaki ma Kongo à Bassano

La seconde journée se passait á Schiavon, une commune proche de Nove, car le festival se fait de maniere éclatée, dans quatre communes avoisinantes. A Schiavon nous avons présenté le buzonzi ( sorte de conférence-débat ou palabre a l’africaine), intitulé: Kongo de l’origine á nos jours, dans ce sens que le travail étendait sur 7000 ans.

La deuxieme partie était axé sur un documentaire vidéo portant sur Les Dix ans du MALAKI MA KONGO . L’orateur du jour Masengo Ma Mbongolo a démontré qu’il est encore possible de trouver au Congo des gens qui suivent les traces de d’Amadou Hampate Ba, ceux qui contrairement au Roi Belge qui en 1833 a imposé au Congo une éducation se limitant á la forme, c’est á dire apprendre á lire et á écrire , ils y ont ajouté le font, le raisonnement , un des éléments indispensables dans l’éducation orale africaine. Lors de cette journé l’orateur a confirmé sa fidélité á la parole laissée par son grand pére matsouaniste Zounga Vouala qui apres avoir passé huit années de prison (1941-1948) á Mayama, a dit alors qu’il rendait son dernier souffle le 08 février 1949 :

Il nous faudrait dire aux petits fils de nos petits fils ce que les parents de nos parents ont vécu.

Ce travail dirait-on partait d’Osiris á nos jours. C’est ici l’occasion d’honorer la contribution des enseignements de Cheick Anta Diop et de Ne Mouanda Nsemi du Bundu Dia kongo (l’Eglise ancestrale Kongo) qui m’ont servi de fil d’arianne pour remonter l’histoire du peuple kongo, de la Republique du Congo á de l’Egypte antique Nsi Mpiti terre Noir ou terre des Noirs en langue kikongo, en passant par le Grand Zimba dia Mbwe ( qui signifie en kikongo site initiatique de pierres) l’actuel Zimbabwe, pour de remonter le fleuve Nil jusqu’en Nsi Mpiti avant de redescendre pour situer l’origine des Kongo sur le Haut plateau Ethiopien.

Et l’Ethiopie ou KATIOPIA est le nom originel de l’Afrique, car ce dernier est d’origine arabe, Khafrikia qui signifie dans cette langue, le pays de ceux qui n’ont pas de religion.

Au travers des commentaires soutenant un film vidéo, Masengo a fait une étude comparée des rapports linguistique, spirituel et culturel entre les kongo et le peuple juif qui a vécu en Egypte. Par exemple: la circoncision, le matriacat, l’existence de douze tribus, les rythes religieux, sont extra-ordinairement les mêmes chez les deux peuples.

Au plan linguistique, il existe des mots dont la prononciation et la signification se ressemblent:

  • juif -kongo -français
  • kala – kuela = mariage
  • golgota – gogola = nuque
  • bene – bana = enfants
  • viza – vueza = mépriser
  • amen – imeni = ainsi soit-il
  • aleliluya – luyangalala = satisfaction générale
  • Moïses – Mu Nza = Sauvé des eaux

La deuxieme partie était reservée au film documentaire sur les dix ans du Festival Malaki ma Kongo. ici, J’ai du m’exuser tout d’abord du fait qu’il était impossible de retrouver les film vidéo des neuf éditions tournés au çongo puisque ma maison et le Centre Culturel Mbongui Malaki ma Kongo avaient été brulé lors de la grerre de 1998 (vidéotheque, bandotheque, bibliotheque…) . Dieu merci que les succursales du Malaki de Kinshasa, de la Guadeloup, de Paris en France et Georgie au Etats Unis ont prété main-forte pour la réalisation de ce documentaire. On a donc pu se faire une idée sur la IVeme, la VIeme, et la Xeme qui venait de se passer å Nove di Bassano, sans oublier toutes les autres activités du Malaki dans le cadre de la recherche sur le développement, nous avons des films sur la fabrication du manioc, sur la Boxe des Pharaons Renovée et tout le travail que nous faisons dans les écoles. C’était superbe parce que le film se termine sur ce que nous avons fait aux aux Antilles au Grap a Kongo, notre représentante de France Louise Bilolo qui y a participé a été reçu avec une chanson qu’il ont créé en souvenir de leur voyage au Congo en 1994.

 » Allez å Brazzavilléo

Oo yayaee

Malaki ma kongo oooo

Oo Yayaee

Massembo Lubakii

Oo yayaee

A Nganga Lingolo

Oo Yayaee … »

C’était tres émouvant, c’était beau.

La journée suivante jeudi 16 mai, sous la direction de Pegas Ekamba, nous avons présenté l’initiation å la danse africaine å las palestra de Scuola Media di Nove. C’est le resultat du travail des écoles de danse africaine que Malaki a créé å Nove, Vicenza, Castelfranco. Ce sont des cours de danse du centre de l’Afrique qui ont pour point d’appuis le bassin et la partie ventrale, faisant mouvoir pareillement les pied et le torax, contrairement a l’Afrique du Nord qui utilise beaucoup les membres superieurs, alors que les membres inferieurs sont la reférence du Sud de l’Afrique. La chorégraphie était parfaitement suivie, je parie que les coups de rien de Sylvie Baron n’ont rien å envier å celui de certaine nzele de Brazza.

La journée du vendredi17, toujours Pegas Ekamba soutenu cette fois par Jacques Kabongo tous de l’Ired Africa ont animé la scéance d’initiation au tambour. La liste des prétendants å ladite initiation était longue. L’abnegation et la frenesie avec laquelle ils apprenaient le tambour m’amena a me poser la question selon laquelle, pourquoi alors De Brazza, Mgr Augoire et les autres interdisaient-ils le tam-tam å l’église prétextant que c’était l’instrument du diable?

Et le samedi 18 nous sommes repartie å Marostica oú nous avions ouverte une exposition des œuvres artistiques d’Afrique centrale sous la responsabilité de Hugue Nkouikani actuel dirigeant d’une association créée fort longtemps par les italiens Circolo Arco Baleno et les contes pour les enfants. Le même jour il y’a eu dans la Commune de Mason Vicentine la journée de la gastronomie congolaise, nous avons présenté le Baccala a la congolese ou Makayabu mu Mwanba Nguba, enfait c’est une replique au Baccala a la Vicentine, Baccala c’est le poisson salé. La j’étais content parce que le public est venu tres nombreux, cela m’a rappeler les grande faites qui se passait au Mbongui Malaki ma kongo dans le verger du Lycée Agricole Amilcal Cabral (L.A.A.C). La musique congolaise batait son plein, de temps a autre releyée par le Kawi Kabe un groupe de jeunes congolais installé en Italie depuis sept ans Kaya Bertrand et Kaya willy.

La clôture était prévu le dimanche 19 mai dans le complexe sportif de la Commune de Nove. Comme a l’accoutumé le Malaki se clôture avec le bucher Malaki Ma Kongo. La presse toute l’année avait fait beaucoup de bruit la dessus, donc le public attendait le grand feu. Déjå lesvigile del fuoco les pompiers s’activaient å monter le premier tas de bois juste au centre du stade. Sur le plan arriere attendait une impréssionnante coline de bois de chauffe qui servirait d’alimenter le bucher du soir. Le temps était incertain, depuis deux semaines il pluvinait de temps en temps, ce qui donnait de la tourmente aux vigile del fuoco.

A la deventure Piazza Fabrice, la petite foire qui précede la danza dell fuoco (danse du feu) battait déjå son plein, l’artisanat multiforme en provenance de divers pays africains. les associations de volontariat ne sont pas restées de coté. Plus on s’approchait de l’heure H oú se les lames de feu clôturerait la fête et plus le vend devenait ménaçant alors j’ai compris que les génies du temps avaient un méssage á transmettre oú plutôt qu’ils n’entendaient pas que fussent clôturé le Malaki alors qu’il devrait continuer du 20 au 28 juillet dans les deux Congo (Brazzaville et Kinshasa) avant de traverser l’Atlantique pour être clôturé en Guadeloup. Mais devant cette foule immence en mal de divertissement, il fallait trouver une solution. C’est en ce moment que les Pharaons ont décidé plus tôt que prévu de sauver le Malaki. La tenue kalasiris bien enfilée, celle qui est traitée d’extravagante par certains pratiquants des arts martiaux en mal d’identité au Congo, Mani Youssouf Diakite, Kinké Bifouiti Nelly et la nouvelle recrue nana Ndesi Biamalaki, une Kongo d’á peine onze ans, née en France qui sentait dans les veinnes couler le sang des Pharaons et des qu’elle a appris via internet qu’il y’aurait une représentation de la Boxe des Pharaons en Italie, elle a supplié ses parents d’y participer et ceux-ci n’ont pas hesité. Des son arrivée, elle a reçu son initiation pendant tout le temps que se déroulait le Malaki. Et le jour de la clôture elle s’est présentée pour participer á la demonstration. C’était merveilleux, ça ne se dit pas… ça ne se raconte pas, ça ne s’écrit pas… mais ça se voit. Mais avant de monter sur scéne mani Youssouf a dit Mbouta Masengo venez renforcer l’équipe car ils attendent jusqu’ici un Pharaon qui a encore des problémes de visa á Brazzaville. Et comme ce sont des choses que nous suivons depuis que Sara Samba a comencé il y’a bientôt seize ans, je n’ai donc pas eu de mal de rejoindre l’équipe des Pharaons de faire le ndembo (le yoga des Pharaons) une sorte de gymnastique lente imbue d’une forte corelation avec les astres. Il était seize heure et comme du temps de mon aeuil Tuti Dimosi (Tut’Mosis) , nous nous sommes mis a adorer le Soleil l’astre omnipotent, le Dieu de la vie sur terre. Juste aprés nous avons laissé au grand mani, le big chief des Pharaons ici Mani Youssouf de faire la desmonstration des technique de combat de la Boxe des Pharaons. Apres les démonstrations, nous remercions le Dieu soleil de nous avoir transmis son énergie et alors que nous descendions les escaliers les applaudissements du public etaient accompagnés de forts grondements de tonere, comme si Osiris le Dieu Soleil voulait nous remercier par ces mots. Une fois dans les coulisses mani a posé la question de savoir: Mbuta Masengo, pourquoi tu nous dis toujours, depêchons-nous de passer sur scéne car il va bientôt pleuvoir; et aprés notre sortie de scéne la minute qui suit la pluie disperce le public?

En guise de réponse j’ai dit: Il a voulu pleuvoir, seul le ciel sait pourquoi. Masengo ne vous le dira pas.

Dans les coulisse une surprise nous attendait, une dame nous a remis une lettre en provenance de la Fédération Française de la Boxe Française qui invite la Boxe des Pharaons Renovée de prendre part aux Journées de la Boxe Française qui se tiendraient en France á partir du 15 juin 2002. Nous nous somme fixés du regard et on pouvait lire dans les yeux de Youssouf un mélange de joie et de mélancolie; parce que d’une part nous étions contents du fait que le message des Pharaons était bien compris, mais d’autre nous craignions de faire brute figure dans des compétitions internationales oú les arts martiaux sont toujours accompagnés par de la misique appropriée. Et notre musisiste attitré est bloqué á Brazzaville pour des problémes de visa.

Comme si sortant de son coccon la nouvelle pharaonne Ndesi Biamalaki s’est exclamée dans ce sens:  » Mais quel est cet italien qui ose défendre ule visa á un Pharaon? Ne sait-il pas que le théoreme de Pythagore était créé deux mille ans avant la naissance de ce dernier? Et que Mouanda N’Semi le guide spirituel de Bundu Dia Kongo a dit: Lorsque les fils du monde des ténébres arriveront á dévier les fils de Dieu du droit chemin, la lumiére qui réhabilitera le monde proviendra de Kongo Dia Ntotela au temps prévu par le seigneur, lorsque l’étoile de la promesse arrivera au Kongo Central ».

Ici, le probléme est que nous avons reçu d’aujourd’hui jusqu’en fin juin, un grand nombre d’invitations tant dans les milieux sportifs que culturels et la présence de ce Pharaon qui trime encore á Brazzaville risque d’empiéter sur la qualité de notre performance. C’est ainsi que le représentant de la Boxe des Pharaons en Italie prie les institutions sportives et culturelles du Congo Brazzaville de peser de tout leur poids pour nous faire parvenir l’unique qui nous aiderait á faire floter haut les couleurs du Congo terre de paix et des Pharaons.

Quand nous sommes revenus sous la grande tente placée á la Piazza Fabrice, déjá il pleuvait abandament et le public était indécis. Alors d’un coup de regard, l’Ired Africa a compris que je voulait dire LA PLUIE NE PEUT PAS ARRETER MALAKI… Ngoma et le Malaki ma Kongo 2002 ne s’est pas clôturé avec les lames de feu mais c’est plutôt sous le rythme du Ngoma Ya Kongo répandu en forme d’échos par les grondements de tonere et au loin les Dieux ont voulu que ce soient non les étincelles mais plutôt les éclaires qui puissent traduire le message selon lequel Kongo ou Congo est synonyme de paix, d’amour, de fraternité, d’équité, de loyauté, de royauté et de divinité.

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