2008

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Berck sur Mer - festival Malaki ma Kongo - 22-23-24 mai 2008

Championnat scolaire de djembe du Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008

Malaki France 2008

Malaki France 2008

Le Cham­pi­onnat sco­laire de Djem­be Ngo­ma de Berck est une expéri­ence péd­a­gogique unique au mon­de.

Il per­met durant cinq année sco­laire suc­ces­sives de l’élève, une garan­ti d’éducation col­lec­tive, sen­sorielle et sen­si­tive par la voie ini­ti­a­tique à chaque fin d’année sco­laire et de ter­min­er l’année en beauté et en gaîté.

Cette expéri­ence péd­a­gogique ren­tre dans le pro­to­cole d’un pro­gram­me édu­cat­if très por­teur qui sera bien­tôt adopter par la région dans le cadre de l’éducation des sens et de la réé­d­u­ca­tion émo­tion­nelle à la pro­phy­lax­ie des délin­quances.

La ren­con­tre sco­laire de tam­bour est un des temps fort du fes­ti­val Malaki ma Kon­go.

En Mai 2008, l’évènement a été forte­ment médi­atisé par la radio à la M6 et à Vir­gil radio mais aus­si par les jour­naux et l’Internet. Avec le temps se pré­cise toute la maîtrise de la logis­tique d’une Ren­con­tre sco­laire de tam­bour. Les tâton­nement des débuts se raré­fient, il exige un cadre spé­cial et un décore con­séquent.

Au mat­in du pre­mier jour du cham­pi­onnat, lorsque les enfants arrivent dans la salle avec leurs enseignants, leurs sens s’émerveillent à la vue des couleurs chaudes et couleur du soleil qui les accueil­lent.

Malaki France 2008

Malaki France 2008

L’expo­si­tion est enrichi par un décore fait de tableaux en tis­su et en papier con­fec­tion­nés prêté par les élèves de Jean Ros­tand, une école très impliquée dans l’éducation par les arts à l’école. Un artis­te désor­mais estimé des berck­ois expose lui aus­si ses tableaux aux couleurs douces et lumineuses à côté des images de Malaki et de l’incontournable et mag­nifique expo­si­tion de mon­sieur Beau­vois.

La col­lec­tion d’image de malaki retrace l’historique même des dix sept fes­ti­vals de Malaki de 1991 à 2007, en pas­sant par les six fes­ti­val berck­ois à par­tir de 2002 à 2007, sans oublier celles de la pre­mière presta­tion de boxe des pharaons rénové en juin 2002 au palais des sports et à l’hôpital Mar­itime. Mais égale­ment l’évènement tri­con­ti­nen­tal de 2007 qui est de l’ouverture de l’association de Malaki ma kon­go Guyane en avril 2007, et aus­si des images du touris­me respon­s­able réal­isé par Malaki Ital­ie au cen­tre de Malaki développe­ment en été 2007 à Pointe Noire, éta­lage des col­lec­tions d’habits crée au cen­tre. Il y’a des tailleurs con­fec­tion­nés par les filles mères et aus­si des images de beaux sacs à main pour femmes et des poupées en tis­sus avec sur la tête des nat­tes de cheveux bien tressés ! Les images du cen­tre de for­ma­tion inondé par les pluies dilu­vi­en­nes, les dégâts des eaux et le déplace­ment du cen­tre de for­ma­tion dans un autre site pro­vi­soire où les filles tra­vail­lent à l’ombre des man­guiers autant de dif­fi­cultés sup­plé­men­taires con­nues par le cen­tre ces temps derniers.

Malaki France 2008

Malaki France 2008

Malaki prof­ite égale­ment dans le cadre de la décen­nale de kim­pa Mvi­ta de mon­ter les images de celle qui est con­sid­érée com­me la Jean­ne d’Arc du Kon­go et celles de la fem­me aux neuf mamelles chères aux yeux des africains.

L’accent est égale­ment mis sur des images de karaté Do, en hon­neur des patients de Calvé qui pra­tiquent le karaté au fau­teuil avec mon­sieur Gérardy et dont l’absence au fes­ti­val est regret­té.

Un grand masque en bois ain­si qu’un mag­nifique kebeke­be accom­pa­g­nent le fes­ti­val. Le kebeke­be est fait d’un masque en raphia tis­sé appelé Nzon­zolo qui pos­sède une ascen­dance Mbond­jo.

Plus de 500 élèves ont défilés à la 3ème édi­tion des ren­con­tres sco­laires de tam­bour en voici l’ordre de pas­sage :

  • L’école Jean Ros­tand
  • L’école de Ver­ton 3 élèves avec Camille leur mas­cot­te.
  • L’école Jacques Prévert : 8 élèves
  • L’école Jacques Brel
  • Mon­sieur Paris avec le col­lège Notre Dame : 50 élèves et leur mas­cot­te Alexan­dre
  • Madame Isabelle avec 15 élèves de l’IME de Abbeville
  • L’école de Grof­fliers : 80 élèves.

C’est avec amour et joie que Malaki hon­ore la présence des enfants qui afflu­ent mas­sive­ment au kur­saal dès 9 heures 30. Leurs yeux bril­lent à la vue des dix djem­be ou ngo­ma dis­posés sur l’estrade à leur inten­tion. Ils décou­vrent l’animateur péd­a­gogique et le jury.

Malaki 2008 France

Malaki 2008 France

Tout d’abord la for­ma­tion ini­ti­a­tique théorique com­prend la présen­ta­tion som­maire de l’instrument, ses orig­i­nes, sa fab­ri­ca­tion et son entre­tien. En fin de séance, ils doivent retenir qu’il s’agit d’un instru­ment pas com­me les autres.

Le cadre même du cham­pi­onnat doit leur rap­pel­er que sous les cieux africains le tam­bour reste sacré ; que le tam­bour agit sur la san­té et le bien être ; tout en rap­pelant à cha­cun de se tenir atten­tif aux prob­lèmes de l’environnement nota­ment aux effets néfastes dû au déboise­ment mas­sif. Car c’est très tôt que l’enfant doit être un arti­san de la vie et pas seule­ment un con­som­ma­teur non avisé et un poten­tiel destruc­teur de la beauté de notre chère planète.

Le djem­be est con­sti­tué d’une cais­se de réso­nance qui est un tronc de bois creux recou­vert d’une peau d’animal séchée. Les élèves décou­vrent en même moment temps, la peau de chèvre séchée par les touarègues et qui est exposée par mon­sieur Beau­vois.

Cette peau con­stitue la sur­face de frappe qui se dis­tingue par trois zones com­prenant les bass­es, les claqués et aigues.

La pra­tique com­mence par l’éveil des sens. Ils passent par groupe de dix pen­dent une durée de cinq à dix min­utes. Ils touchent la sur­face de frappe, juste caresser légère­ment avant de faire les sons de vibra­tion, les frap­pées sont bien décom­posées au début puis ryth­mées et ensuite cadencées.

La fin du pas­sage doit repro­duire un ryth­me agréable. Un jury est présent dans la salle. La fin de l’expérience retrou­ve un enfant trans­porté de joie et sur­pris lui-même d’avoir réus­si une mélodie. Puis le groupe est ori­en­té vers mon­sieur Beau­vois qui répond à leurs ques­tions en com­plé­tant la for­ma­tion péd­a­gogique théorique de la journée passée au fes­ti­val.

Malaki 2008 France

Malaki 2008 France

Lorsque tous les groupes sont passés, chaque élève reçoit une petite carte de présence au fes­ti­val 2008, un petit lot et en même temps une coupe est offer­te à chaque école. Ce sont des coupes don­nées par la mairie, le con­seil région­al, le con­seil départe­men­tal et le con­seil général.

Puis vient la troisième phase qui est le chant ou le con­te péd­a­gogique. Avant le chant un rap­pel leur est fait pour la raison de cette journée d’échange et de sol­i­dar­ité entre les peu­ples. La journée est réservée dans le cadre de deux jours de djem­be pour l’humanitaire en Afrique. « Une autre Afrique est pos­si­ble com­me un autre mon­de est pos­si­ble, il suf­fit de le pré­par­er et de le pen­sée ! » Dit Masen­go ma Mbon­golo. L’exposition qui étale les dif­férentes activ­ités réal­isées par les femmes du Con­go jus­ti­fit par la même occa­sion l’objet de l’implication pré­co­ce de la jeunesse au regard human­i­taire. Pour clô­tur­er et faire par­ticiper toute l’assemblée, le chant est accom­pa­g­né par un groupe spé­cial com­prenant leurs insti­tu­teurs et les par­ents accom­pa­g­na­teurs. Le pas­sage de ce groupe spé­ci­fique­ment com­posé est un moyen de déten­te, d’excitation et très amu­sant pour les élèves qui pouf­fent de rire face à ces adul­tes de leur entourage con­fron­tés aux dif­fi­cultés lié à l’apprentissage du tam­bour. Enfin toutes la salle se déchaine avec l’hymne du tam­bour malaki ma kon­go qui se chante par deux groupes. Le groupe de gauche chante le djem­be tant dis­que celui de droite chante le ngo­ma. C’est d’ailleurs sans dis­tinc­tions que toute l’assemblée y com­pris les insti­tu­teurs et les par­ents s’y met­tent à cœur de joie.

- Djem­be !

Répon­se à gauche : djem­be

- Djem­be !

Répon­se à droite : Ngo­ma

- Avec le djem­be, unis­sons nous ( à gauche)

- Avec le ngo­ma , faisons la paix ( à droite)

- Avec le djem­be ; réveil­lons nous ( à gauche)

- Avec le ngo­ma : human­isons le cœur ( à droite)

Oh oh lala! Aller djem­be

Oh oh lala! Aller ngo­ma

Djem­be ! djem­be

Djem­be ! ngo­ma

- A Malaki ma kon­go

- tam­bour de Paris

- Tam­bour du Kon­go

Les gestes mné­motech­niques sont aus­sitôt com­pris par tous et les voila qui repro­duisent les gestes du chanteur péd­a­gogue :

Par exem­ple pour unis­sons nous ils faut faire un grand cer­cle dans le vide.

Pour faisons la paix, ils font le geste de tem­po­ris­er des sportifs.

Pour , réveil­lons nous, ils abais­sent la paupière inférieure.

Et pour human­isons le cœur ils posent la main sur le cœur.

Cer­tains enfants vien­nent dan­sés devant leurs col­lègues et tous ceux qui ont du mal à chanter sont rat­trapés par le micro et ain­si dans la sym­biose totale cha­cun se struc­ture, se con­stru­it et ter­mine en beauté sa par­tic­i­pa­tion au fes­ti­val où cha­cun trans­forme en malak­iste d’un jour.

Malaki ma Kongo Djembe Trophée 2008

Malaki ma Kon­go Djem­be Trophée 2008

Com­me l’année précé­den­te des can­di­dats inscris en dernières instances gon­flent l’effectif. Il s’agissait des élèves d’un col­lège de Bohain dans l’Aines dirigé par Frédéric Lout­te. Les élèves de l’IME de Grand Lavier à bAbbeville étaient les can­di­dats sur­prise du cham­pi­onnat 2008 ; la nou­velle leur étant par­v­enue tar­di­ve­ment. Grâce à un jury indul­gent et l’intervention d’un jour­nal­is­te aimable, ils ont pu jouer et s’amuser. Madame Isabelle BALESDENT leur respon­s­able était rav­is étant don­née que Malaki avaient une fois de plus réal­isé le rêve d’un groupe d’enfants mor­du du Ngo­ma de la Som­me.

Repas –Concert de Ngoma - Djembe

Samedi mat­in les femmes se bous­cu­lent au kur­saal avec seule­ment un hom­me ami cuisinier

Samedi après midi :

Les artis­tes sont déjà sur seine pour ani­mer la salle qui reçois tout ceux qui vien­nent vis­ité l’exposision danse des masque. L’exposition a deux ten­ant, le thème de la cham­bre de Touarègue de mon­sieur Beau­vois A et les image des activ­ités des associ­tions malaki à tra­vers le mon­de. Il y a deux moments fort dans l’exposition :

La vie des touarègues sous la ten­te sur un tapis rouge blancs et noir qui attire l’attention de tous et les moins con­nais­seurs décou­vraient l’intrigue du pain de sucre posé sur un plateau avec du thé et une minus­cule carafe.

Les travaux des femmes con­go­lais­es ( habits et poupées de déco­ra­tion )

L’animation com­mance avec le groupe venu de Paris avec Loubel­lo geor­gy et Roro Ntu­ta et Achile Yim­bi avec des danseuses de malaki, une sur­prise réservée aux habitués de notre fes­ti­val.

Malaki 2008 France

Malaki 2008 France

L‘arrivée dans l’après midi de madame Bouan­ga-Kalou, con­seil­lère cul­turelle de l’ambassadeur du Con­go en France met la pres­sion et tout se pré­cip­ite.

La ren­con­tre des deux autorités, berck­ois­es et con­go­laise com­mence au Musée de Berck sur invi­ta­tion du maire de la ville de Berck pour se ter­miné au Kur­sal autour du repas Con­cert de notre fes­ti­val. Sous une fine pluie, le bureau de malaki au com­plet s’engouffre dans la voiture diplo­ma­tique pour escorter l’autorité con­go­laise au musée où s’est organ­isé un pro­to­cole cir­con­stan­ciel qui lui assure une vis­ite guidée du vernissage d’un artis­te pein­tre. Le respon­s­able du musée est rav­is de notre arrivée.

Lorsque arrive le maire et ses adjoints le musée est rem­pli de vis­i­teur et un attroupe­ment se fait autour des deux autorités. Mon­sieur Kra­jew­ski, mer­veilleux maire et très prompt remer­cie l’autorité con­go­laise au nom de tous les berck­ois tout en lui présen­tant un cadeau de notre ville. Par la même occa­sion. Il prof­ite égale­ment de saluer et d’encourager les efforts de l’association malaki organ­isa­teur des très célèbres ren­con­tres sco­laire de Djem­be. Une 3ème édi­tion d’un cham­pi­onnat sco­laire au fes­ti­val annuel 2008 au kur­saal qui com­mence à faire par­ler de lui. Il con­naît un franc suc­cès dans la région et fait l’honneur de tous main­tenant !

REPAS CONCERT DE DJEMBE-NGOMA

Le soir tombe vite avec les pre­miers invités qui débar­quent au Malaki avec leur fun­du. Une queue s’improvise rapi­de­ment afin que cha­cun dépose son fun­du dans l’odre d’arrivée, c’est le droit d’entrée au Malaki. Les tables de dix-huit con­vives dis­posées face à face les atten­dent. Elles sont en biais et devant le podi­um trois ranger de chais­es pour ceux qui vien­nent que pour le con­cert unique­ment se rem­plis­sent lente­ment.

Ce sont les danseuses de Malaki qui ouvrent la soirée accom­pa­g­nées par le ryth­me d’un tam­bour du cen­tre de l’Afrique joué par le groupe Rogeoach (Rodrique Ntun­ta , Geor­gy Loubel­lo et Achille Yim­bi).

A la sur­prise totale du pub­lic Malaki, pour la pre­mière fois sa nou­velle créa­tion : des danseuses et des danseurs de l’école de danse tra­di­tion­nelle au fes­ti­val. Com­me au lance­ment du pre­mier Malaki à Berck en 2003 Roro avait accom­pa­g­né les pas des danseuses du groupe Zan­gu­la de Paris avec le groupe Baob­ab de Ghighi Ndu­lu Mbe­m­ba et de Kas­sa Kas­sa.

Très réno­va­teur en 2008 c’est l’idée de danse à thème ! Le thème Mbond­jo est réservé à la danse prin­ci­pale de la soirée. La tenue est faite de raphia ( lem­be lem­be ) aux couleurs naturelles, rouges et vertes. Les pas de danse suiv­ent le chant « Bakeyi bok­i­la zon­ga eh ; man­dako may­ilezi eh ye ye ! », Angèle Bonuwa en tête de sa troupe est heureuse du résul­tat. Un mes­sage qui deman­de à tous les exilés cul­turels de vite revenir à leur cul­ture ances­tral à l’heure où le fron­ton et le préau du mon­de brû­lent !

La danse est suivi par la presta­tion des tout petits de l’école de djem­be ngo­ma de Ver­ton « Salt­in­ban­que ». Leur yeux bril­lent et cha­cun est soutenu par le regard des par­ents qui sont dans l’assistance. Ils n’ont pas peur. Camille à la tête de son petit groupe et un des garçons échangent quelques solo, qui sont encour­ager par leur pro­fesseur Thomas pour les pré­par­er à la réal­i­sa­tion dans le future des impro­vi­sa­tions. Tous avaient déjà pris part au cham­pi­onnat sco­laire de djem­be.

Le repas suit son court. Il a de mag­nifiques images car la table des offi­ciels est presque rem­plie. Le maire , les adjoints et mon­sieur Cheva­lier directeur de Calvé entourent madame la con­seil­lère cul­turelle du Con­go. Elle défend les couleurs de l’Afrique et par­ti­c­ulière­ment celle du Kon­go c'est-à-dire les celles des deux Con­go à savoir le Con­go kin­sasa et le Con­go Braz­zav­ille.

Malaki 2008 France

Malaki 2008 France

Les patients de Calvé jouent, ils sont applaud­is parmi eux on notre des patients encore hos­pi­tal­isés et même des ex-patients qui se sont remis dans l’atelier unique­ment pour par­ticiper au fes­ti­val qu’il com­men­cent tous à adopter com­me moyens de reso­cial­i­sa­tion.

Le dis­cours du doc­teur Ngouala-Mbon­golo médecin réé­d­u­ca­teur et prési­den­te de l’association malaki ma kon­go France est sim­ple et éclairant. Elle remer­cie d’abord les con­vives grâce à qui cette assem­blée n’aurait pas sa beauté actuelle, et aus­si les autorités pour avoir bien voulu s’investir dans le fes­ti­val par leur présence. Et avant de lais­ser la parole au respon­s­able hos­pi­tal­ier elle fait une brève présen­ta­tion des effets du djem­be ngo­ma sur le bien être. Elle invite le pub­lic à s’offrir le petit opus­cule exposé et titré : « La voie du tam­bour ». Il s’agit de met­tre entre les mains du patients un tam­bour dans le cadre des activ­ités de socioréé­d­u­ca­tion mais aus­si de réé­d­u­ca­tion motrice, émo­tive et psy­chologique. Elle pré­cise aus­si que c’est dans un souci d’approfondir les recherch­es sci­en­tifiques sur les vertues thérapeu­tiques encore cachés du tam­bour que tous les acteurs ici présents s’activent. En effet le but étant de les met­tre à la dis­po­si­tion d’un plus large pub­lic pour le bien être de l’humanité. Com­me chaque année, Malaki offre à tous ces patients un repas gra­tu­it une façon de ren­forcer leur démarche de réin­ser­tion sociale.

Le dis­cours de mon­sieur Cheva­lier suit le pas­sage des patients de la fon­da­tion Hopale. Il pré­cise le béné­fice thérapeu­tique du dejm­ben­go­ma auprès des patients nota­ment de Calvé oû Nico­las Thuil­lier ani­me l’atelier de tam­bour. Il déplore l’absence des patients de l’atelier de karaté Do ani­mé par mon­sieur David Gérardy un chef d’équipe kinésithérapeute de Calvé dont les images étaient sur l’exposition. Nom­breux patients pra­tiquent le karaté au fau­teuil, ils appré­cient la gym­nas­tique douce avec les étire­ments en douceur que pro­posent cet autre activ­ité de sociorée­d­u­ca­tion encour­ager par madame Annick Bail­let respon­s­able kinésithérapeu­tique de calve et soutenu par plusieurs médecins de calvé.

La parole est ensuite don­née au Maire de la ville mon­sieur Kra­jew­ski Jean Marie vis­i­ble­ment heureux. Il remer­cie les efforts de l’association Malaki ma kon­go pour ses activ­ités de sol­i­dar­ité auprès des écoles, des hôpi­taux, du pub­lic berck­ois et de la com­mu­nauté de com­mune. Malaki est désor­mais con­sid­éré à l’unanimité com­me une insti­tu­tion respectable et donc incon­tourn­able en matières de son activ­ité cen­tré sur le tam­bour. Cette panoplie de ser­vice ren­du à la société anoblie sa place com­me organ­is­me parmi tant d’autre et désor­mais il faudrait pen­sée à un jume­lage d’un vil­lage con­go­lais dans le future pour être cohérent sur toute la ligne. Il rap­pelle qu’avec le con­seil général, il a d’ailleurs déjà apporté une aide finan­cière à l’association pour la réal­i­sa­tion de ses activ­ités human­i­taires. Il remer­cie tous le groupe de Malaki et par­ti­c­ulière­ment mon­sieur Jean Marc Dubois le secré­taire, madame Car­ole Coloneaux la tré­sorière orig­i­naire de la Guade­loupe et madame Mbon­golo Ngouala la prési­den­te orig­i­naire du Con­go Braz­zav­ille.

Boxe des Pharaons renovée par Malaki ma Kongo France

Boxe des Pharaons ren­ovée par Malaki ma Kon­go France

Au tour de la boxe des Pharaons Rénovée de passer. Le groupe s’est ren­forcer car les maku­mu sont plus var­iés. Le nkosi, le madza­ka, le titibush sont plus vifs et per­for­mant. Un com­men­taire ver­bal per­met au pub­lic de com­pren­dre les dif­férents kata dit maku­mu. La voix du nkosi ne déchire pas encore la voûte du kur­saal mais le ren­dez vous est pris pour l’année suiv­an­te. Le clou est la clô­ture de la démon­stra­tion par mag­nifique kumu, deux sawari vien­nent exé­cuter le kumu de Ram­ses tant impres­sion­nant et vir­il­isant pour cette art mar­tial africain que les berck­ois décou­vre et voit le club mûrir en taille et en tech­nic­ité. Malaki met un petit livret à la dis­po­si­tion du pub­lic pour plus amples ren­seigne­ments sur cette art mar­tial encore exé­cuté sur Berck qu’au niveau de la gym­nas­tique. Ce timide aperçu du kumu (kata) de Ram­ses annon­ce une amorce vers les tech­niques d’autodéfense et la véri­ta­ble tech­nique de com­bat qui accom­pa­g­ne les maku­mu tant atten­du.

Le defilé de mode impres­sion­ne énor­mé­ment le pub­lic qui ne s’y attendait pas. C’est le bonus de ceux qui poussent avec fidél­ité la porte du malaki. C’est le fun­du en retour de malaki à leur fun­du qu’ils ont lais­sé à la porte avant d’accéder au fes­ti­val. Fun­du est le cadeau mutuel que s’offrent les gens qui se rassem­blent pour un malaki. Les organ­isa­teurs leur réser­vent un cadeau spé­cial et les invités appor­tent eux aus­si un cadeau et vis ver­sa. Les tenues et les tailleurs vien­nent du Con­go , ils ont été con­fec­tion­nés par les filles mères du cen­tre de Développe­ment de Point Noire. Les filles à peau blanche et noire sont ravis­san­tes dans ces belles pièces de la haute cou­ture africaine ven­dus et à com­mandés si besoin !

La Tombo­la est annon­cé par le présen­ta­teur Willy Ngat­seke. Les lots sont rapi­de­ment dis­tribués ; il s’agit de lots gra­cieuse­ment offerts par les com­merçants de Berck.

Le djem­be de Berck joue et Marie Carn­in est acclamée par le pub­lic. Simon et Thomas l’accompagnent, dans cette aven­ture la mas­cot­te de malaki porte haut les couleurs de France et d’Afrique. Les chan­sons de l’Afrique de l’ouest accom­pa­g­nent les débuts de jeu, « Solila, fatou et Mori bayasa » sont au réper­toire. Une danse de malaki exé­cute des pas au plus exci­tant de la presta­tion. Les applaud­isse­ments couron­nent le suc­cès du groupe de Berck tant atten­du par le pub­lic.

Couleur Djem­be joue à ravir le pub­lic. Les chan­sons afro fusent, Dja­mal, Mor­gan Lohez­ic et le groupe en très belle tenue noire et blanc se déchaî­nent. Et c’est une danseuse de malaki qui les accom­pa­g­ne dans un sabar endi­a­blé qui n’échappe pas à Couleur Djem­be qui aus­sitôt ajuste le ryth­me pour per­me­t­tre une expres­sion har­monieuse de ce sabar inat­ten­du rehaus­sant du coup tout le plaisir d’une presta­tion raf­finée! Bravo cher Dja­mal d’avoir bien voulu faire ce clin d’œil Sol­idaire à Malaki, il t’en sera recon­nais­sant mur­mu­raient les malaki.

Le Choc des Tam­bours rassem­ble tous les bat­teurs sur la seine. C’est alors que reten­tit les bilolo ou milolo ou nlolo c’est à dire cris du houlélé et de malaki ma kon­go eh ! Ces cris dans la salle sig­na­lent le sum­mum de la soirée. Tous les musi­ciens sont heureux enfin de jouer , de se mélanger,de partager, de se dépasser et de com­muer ensem­ble avec leur col­lègues mais aus­si avec le pub­lic qui est debout, chan­tant et dansant.

REMERCIEMENTTOUS

BILOLO bia MBONGOLO
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