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Le
2eme adjoint au maire de Ouidah Mr. Adjovi : Mère
Jah, je vous remercie infiniment d’avoir présenter
notre frère… Ceci est un projet très ambitieux
et très important, il va permettre à beaucoup de
nos frères de revenir à la source, de venir nous
voir pour qu’avec la grâce de Dieu, qu’ils
sachent d’où leurs aïeuls sont partis. C’ est
un projet très important qui va permettre à la
diaspora de se ressourcer… Ce projet nous permettra de
redessiner toutes les étapes de notre histoire… Il
y a des endroits très émouvant où les gens
pleurent… C’est une page de l’histoire que
nous devons tourner mais il faut avant tout la connaître.
Au risque de me répéter, nous sommes très
intéressés par ce projet et dès que les
choses vont s’annoncer c’est avec plaisir que nous
soutiendrons ce projet.
Le
Sénégal n’est pas encore à l’ère
de l’Internet
Evidement le parcours du pèlerinage était
bordé aussi de roses qui avaient des épines au goût
très amère. Et n’eu été l’Ile
de Gorée et le fait que Cheikh Anta Diop né au Sénégal
(sun gal) qui signifie en langue ouolof dans la pirogue, ce pays
serait rayé sur la liste des pays que nos pèlerins
devraient visiter. Sans vouloir offenser ses originaires, il est
tout de même inacceptable qu’en pleine fin du XXIeme
siècle ce pays made in Senghor ne
soit pas capable d’assumer
les responsabilités des informations qu’ils mettent à la
disposition du public. Un ami journaliste, originaire du Mozambique,
intéressé au pèlerinage, ayant lu sur le site
web de l’ambassade du Sénégal, qu’il était
possible de prendre le visa à l’aéroport International
Léopold Sédar Senghor, s’est vu bloqué audit
l’aéroport pendant trois jours, malgré toutes
nos interventions. D’ailleurs le visa d’entrée
au Sénégal est délivré exclusivement
par le Commissaire Général de la Police de l’aéroport. Ce
dernier n’a pas voulu lui délivrer le visa. Et quand
on insinue, aux agents de police, le fait que sur leur site web il
est précisé que le visa peut être pris à l’aéroport
; c’est avec désinvolture qu’il vous répondent: « Ce
qu’ils écrivent dans l’Internet ne nous regarde
pas. » Enfin, la pilule était amère à avaler
et en guise de solidarité avec notre frère mozambicain,
nous avons boycotté les festivités prévues à Dakar
en se limitant à une simple «Inauguration
du Chemin du Grand Retour ». Dans le programme, il était prévu
une visite à l’Ile de Gorée et une conférence à l’Université Cheihk
Anta Diop.
« Ah,
ces frontières de merd… C’est honteux
de voir que l’africain continue à être étranger
chez lui, alors que les européens qui nous ont imposés
ces mêmes frontières n’en veulent plus » a
dit Arlindo Sumbana manager de TVM (Télévision de Mozambique)
avant de refaire neuf heures de vol pour repartir chez lui. Il a juré ne
plus jamais mettre pied dans ce pays où l’Afrique vie
la tête courbée. Pendant les trois jours qu’il est
resté bloqué à l’Aéroport de « Napoléon-Senghor »,
il a maudit l’éducation francophone qui ne permet aucune
issue de secours au africains. Et un jour alors qu’il se demandait à haute
et intelligible voix comment est-ce possible que Cheihk Anta Diop
ait pu naître dans ce pays de sable ?
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-C’est
par la grâce de ALLAH avait lâché comme
par hasard, Sokhna, la fille qui assurait le ménage du
jour. Enfin, Malaki ma Kongo lui a présenté ses
excuses au nom de l’Afrique ignorante. En guise de réponse
il esquissé un sourire complice avant de nous inviter
de lui faire parvenir le documentaire vidéo du Pèlerinage
au Cœur de l’Afrique, pour qu’il le présente
dans sa chaîne de télévision.
A toute chose malheur est bon puisque cela nous permet
de dire à tous nos futurs pèlerins en général,
de prendre le visa du Sénégal chez eux et d’éviter
de se fier de ce que leurs ambassades écrivent sur leurs site
web. Si ce pays n’est pas encore à l’ère
de l’Internet, j’estime au moins que cela soit
un cas isolé. Comme ils savent bien le dire eux même :
Le Sénégal vu hors des frontières est bien différent
du Sénégal à l’intérieur.
A tout seigneur tout honneur Le BENIN est la véritable « La
Porte du Grand Retour»
Le Bénin a remporté la palme d’or du Pèlerinage
au
Cœur de l’Afrique. Du sommet de l’Etat comme dans les petits
village sans oublier les ONG, nous avons noté une forte volonté d’adhérer à cette
initiative que représente le pèlerinage. Tous sans exception aucune
veulent prêter main forte au pèlerinage. Nous avons senti comme
pour le Ghana, qu’il y a une forte synchronisation entre le peuple et ses
dirigeants. A mon sens ce sont là les bases d’un processus réel
de développement. |