SOS Haiti Malaki ma Kongo

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Quand l’Aide élimine l’aide

CECILE Malaki ma Kongo Haiti

CECILE Malaki ma Kongo Haiti

Depuis 1791, date de la cérémonie du Bois Caïman, au cours de la quelle fut lancé le programme de la première et unique révolte des esclaves au monde qui s’est terminée par la création d’un Etat indépendant et moderne, Haïti ou « terre haute » ne cesse de connaître des séries de chocs socio-politico-culturels aux quels s’entremêlent ses derniers temps de violents phénomènes naturels.

C’est par pur hasard qu’en 2002 le responsable de l’Association Malaki ma Kongo s’est retrouvé en Haïti et en collaboration avec les communautés locales de base, y a créé une antenne de l’Association Malaki ma Kongo-Haïti, nous y faisons non seulement de la promotion des racines de la culture africaine, mais aussi nous avons depuis 2008 lancé dans les milieux vodouisants un programme de Mouvement Racine et Développement durable. Nous estimons que si dans la logique journalière chaque haïtien essayait d’y incorporer des éléments de développement durable, les changements que nous attendons de Haïti seraient bénéfiques. La misère qu’on y vit ces derniers temps est un grand foyer incubateur de toutes les ignorances dévastatrices.

Quand la Communauté Internationale parle d’aide au profit des pays du Sud, il s’agit toujours d’une aide orientée, contrôlée, une aide qui enrichit le donateur ; une sorte d’épée de Damoclès qui emprisonne les pays du Sud dans un système d’exploitation au profit du porteur d’aide. Dans le cas de Malaki ma Kongo l’aide devrait avoir pour mission d’éliminer l’envie, pour le bénéficiaire, de recourir à nouveau à l’aide.

Lors de notre dernier séjour à Port au Prince, juste après les désastreux passages des ouragans en 2008 et que nous faisions le point de la situation de Haïti en général ; nous avons noté deux faits :

-Les montagnes cèdent et on remarque qu’après une pluie, les rues et les lies des rivières et des fleuves sont remplies de gravier de toutes sortes de dimensions. Nous avons remarqué que la superficie terrestre le l’ère géographique comprise entre Port au Prince jusqu’au-delà Jacmel et même sur le tronçon qui mène jusque dans les montagnes de Belle fontaine en passant par Leogane, soit un rayon de 200km pour les zones que nous avons visitées, le sol est très cailloux et instable. Les crises socio-politiques de ces derniers temps poussant la population au déboisement des forets et des crêtes de montagnes environnantes à la recherche du bois de chauffe, ont été la goutte qui a fait déborder le vase. L’infiltration des eaux de pluies emportant la terre et le sable qui reliaient graviers a entamé les fondations des maisons et un tremblement de terre de magnitude 7.00 a assommé un coup mortel à Haïti, attirant ainsi le regard critique de la communauté internationale quand à la gestion de la première République Noire Indépendante Haïti.

Après ce séisme, la problématique de l’aide et de la reconstruction que tout le monde attend, sont minées par des querelles pluri séculaire, d’une part il y a l’insatisfaction de la France, ancien colonisateur qui malgré le fait que Haïti ait payé de 1804 à 1825 le fameux dédommagement des colons, à hauteur de 90.000.000 de Francs Or soit 21.700.000.000$, cette France, même après 200 ans, ne digère pas le fait qu’un groupe d’esclaves Noirs révoltés ait couvert de ridicule l’armée la plus puissante de l’époque, celle de Napoléon Bonaparte. Et d’autre part, Obama, veut non seulement blanchir son Prix Nobel de la Paix entaché par la Guerre en Afghanistan, mais aussi boucher les trous de la pauvreté, dans les pays frontaliers, qui sont les maillons faibles d’où peuvent s’infiltrer les terroristes islamistes et nuire aux USA.

La Problématique de l’aide humanitaire après les ouragans

Elien Isac

Elien Isac

Selon Elien Isac Président de Malaki ma Kongo en Haïti, le mode de distribution des aides humanitaires liées aux catastrophes crées par les ouragans était désastreux. La haute société s’était emparée de la part du lion, et le petit peuple n’a presque rien eu. Nous avons aussi déploré les faveurs dont bénéficiaient les églises proche qui christianisme alors que les églises traditionnelles n’avaient bénéficié de rien. Les traditionalistes l’on vécu comme une sorte d’envahissement et de domination.

Ses propos peuvent paraître déplacés mais c’est le bilan de la mauvaise rétribution des aides humanitaires, privilégiant la haute société et laissant à l’abandon total la basse classe sociale qui pourtant représentante les 90% de la population. Ainsi vous trouverez en Haïti une différence sociale tellement effrayante qu’elle frise le prolongement du système esclavagiste. Vous trouverez des gens extrêmement riches à coté des gens extrêmement pauvres. Etant donné que le pays est pauvre, totalement enclavé par un blocus hérité par le poids de l’histoire, comment peut-on expliquer ces richesses colossales ?

Réalisation de Malaki ma Kongo-Haiti

Au delà des activités culturelles liées à la Promotion des racines de la culture africaine (Danse Folklorique, Cornet, Théâtre, Tambour, Peinture, festival), Malaki ma Kongo-Haiti anime à la Radio Planèt kreyòl l’émission kilti kreyòl (culture créole). Au cours de cette émission destinée au vodouisants, on parle de la culture en général, de la protection de l’environnement, des cas de société, mais surtout on apprend à la population qui manque de moyens financiers, les possibilités de se soigner avec les feuilles, les écorces des arbres et les racines.

Masengo ma Mbongolo à Haiti

Masengo ma Mbongolo à Haiti

Aussi, Malaki ma Kongo-Haiti préoccupé par l’abandon des communautés de bases par le Pouvoir central, a créé l’ONG C.O.A.B. (CECILE Organisation D’Aide A Belle Fontaine). L’une de leur première action est de contraindre les décideurs de donner les moyens de travail à la population déshéritée : pelles, houes, machette, semences, brouette, sacs de vivre, huile, sel et autres.

Le problème ici n’était pas le manque de matériel, plutôt c’est le manque d’infrastructures, puisque les ouragans avaient tout détruit. Il fallait donc des hommes animés de forte volonté pour joindre ces populations. Il nous a fallu dernièrement 8H00 de marche pour arriver au pays des marrons qui avaient dit halte à l’armée de Napoléon.

Au vue de cette expérience et pour éviter de revivre le même scénario de 2008, notre association estime qu’il est mieux de s’impliquer directement et jouer ce jeu de courroie de transmission entre le pouvoir centrale et les populations de base en utilisant nos partenaires sur le terrains. Avec le temps nous pourrons étendre en Haïti, le programme de tourisme alternative Malaki Live qui se limite jusqu’à présent en Afrique pour donner la possibilité à tout un chacun d’aller vérifier les choses sur le terrain.

SOS HAITI

Nous estimons qu’une aide n’est utile que si elle se faisait de manière durable ; donc une aide qui éliminerai l’aide au lieu de transformer les haïtiens en peuple d’éternel main tendue comme leur frère d’Afrique. Pour atteindre ce but il a été mis au point une cellule de crise dénommée SOS Haïti-Malaki ma Kongo et ouvert un compte PayPal qui facilite les payements en ligne.

Victimes du sisme du 2010

Victimes du sisme du 2010

Ainsi l’Association Malaki ma Kongo fait appel à votre générosité pour aider les blessés de Montagne Noire et de Belle Fontaine, des quartiers reculés de Port au Prince et de la périphérie, souvent oubliés par les aides humanitaires, et où Malaki ma Kongo-Haïti est installée depuis 2002. Les fonds serviront à:

  1. Aider pour les soins d’urgence ;
  2. Actualiser le programme d’accompagnement dans les domaines éducatif, agricole et le petit élevage ;
  3. Créer une cellule interne d’entraide et de micro crédit pour s’auto soutenir.

Nous attendons votre soutien par :

A- Carte de crédit avec Paypal :

 

B – Ou virement bancaire: compte de Malaki ma Kongo au près de « Banca popolare Etica », Italie

IBAN: EU IT 07 X050 1811 8000 0000 0511 470 BIC: CCR TIT 2184E

cause: SOS Haïti

 

Merci de tout coeur à tout ceux qui nous aideraient. Notre souhait est non seulement de soigner les blessés mais surtout de trouver ensemble une base de cheminement pour un développement durable. Si les gens n’ont aucune base structurelle et matérielle, toutes l’aide humanitaire s’évaporera en peu de temps comme une pluie tombée dans le désert. Notre souhait est que les communautés de base de Belle Fontaine et de Montagne Noire, 50.000 personnes environ, trouvent dans le soutien que la communauté internationale va lui apporter, un départ pour un épanouissement individuel et communautaire. Peut-être qu’un jour ce serait le tour de cette population haïtienne à venir en aide aux autres populations du monde, comme elle l’a fait dans le passé.

Le monde est unique prenons en soin.