2004 Haiti

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XIV éme édition

BICENTENAIRE d’HAITI SAUVE DE JUSTESSE PAR

Les oiseaux de paix made in Nelson Mandela

Ouf ! Merci Nelson Mandela

Pardon Tabo Mbeki

Elien Isac et CECILE - Haiti

Elien Isac et CECILE - Haiti

A 24h00 de quitter Haïti, nous sommes habités par deux sentiments, l’un est un sentiment de grande tristesse et l’autre est un sentiment de délivrance… Nous pouvons enfin crier MISSION TERMINEE.

Nous sommes triste de savoir que les descendants des Pharaons, les maîtres de Pythagore, inventeurs de la science, ceux que ce dernier disait avoir la peau noire et les cheveux crépus n’ont pas encore compris ce que la terre et le cosmos attendent d’eux. Ils n’ont pas compris que la « voûte de l’occident a éclatée » la civilisation occidentale a atteint son apogée et qu’il est temps de tendre le témoins à d’autres civilisations. Les Noirs ne devraient pas être surpris par le cours successif du jeu des civilisations quand les Jaunes leur remettrons le témoin. Hélas, ils éprouvent encore des difficultés à se débarrasser du venin, à forte dose de complexe d’infériorité, contenu dans l’éducation coloniale et post coloniale, qu’on les a fait boire jusqu’à la lie dans leurs « écoles » de merd… Ainsi comme de bons enfants ils attendent que leurs maîtres les dictent des ordres, des orientations… un comportement à tenir par rapport aux des festivités du bicentenaire de Haïti. La première révolte des esclaves et unique dans son genre au monde qui a créé un Etat indépendant. Or leurs maîtres ou plutôt leurs « ancêtres les Gaulois » ne veulent plus entendre parler de cette défaite cuisante que leur ont infligée les esclaves Nègres, voici deux siècles. Ce sont tout de même plus de 30.000 colons blancs qui ont été jetés à l’eau et l’une des plus forte armée du monde de l’époque, l’armée de Napoléon Bonaparte , qui a été mise en déroute par les esclaves pour créer, en première mondiale, un Etat indépendant. Ils n’ont donc jamais eut envie de goûter à la SOUPE DE L’INDEPENDANCE le 1er janvier 1904 et ce n’est pas en 2004, en 2104, 2204, 2304, en 2404 ou en 2504 qu’ils seront prêts à digérer la débâcle de la Crête du Mont Pierrot. Nous sommes vraiment un peuple sans mémoire.

D’ailleurs en 1904, ils avaient organisé une mascarade du même genre de manière qu’il eut une guerre à Port au Prince, la fête du centenaire n’avait eu lieu et en ce 2004, ils ont relancé le même schéma et comme nos « fameux intello conseillers de merd… » n’ont d’autres références historiques que celles que leur proposent leurs maîtres, ils sont tous tombés dans le piège de leurs ancêtres les Gaulois. Tous les chefs des Etats Noirs ont manqué aux rendez de la proclamation de l’indépendance de la première République Noire sauf un, celui qui connaît l’importance des mots LIBERTE, INDEPENDANCE, le représentant de Nelson Mandela accompagné du Roi d’Alada du Dahomey, sans oublier le délégué de la province de Nsundi …

Le second sentiment est un grand ouf ! de délivrance pour avoir pris part à la maïeutique qui a annoncé post-maturément la délivrance de l’Homme Noir d’une grossesse qui durait depuis déjà que trop longtemps, deux cent ans. Ce qui s’est passé en Haïti ce 1er janvier 2004 était attendu de tous les peuples du monde entier sauf les pseudo intellectuels africains qui comme de ampoules fonctionnant à l’aide de batteries ont attendu en vain que leurs « ancêtres les Gaulois » appuient sur l’interrupteur. Heureusement que toute l’Afrique ne vibre pas qu’au timbre de la francophonie ; l’écurie de Nelson Mandela, le Roi d’Alada du Dahomey et le prince de Nsundi savent que jamais dans l’histoire les gaulois n’ont été les ancêtres des Pharaons…

Après avoir manqué de festoyer le cinquantenaire, le centenaire et les cent cinquante ans de son existence, Haïti a enfin réussi à célébré les deux cent ans de son indépendance. C’est un évènement extraordinaire de voir cette foule en liesse parce que lors du centenaire tout le monde s’était terré dans les maisons du fait qu’au lieu de cris de joie c’étaient des coups de canons qui tonnait dans la ville et pour cette fois ce sont plutôt les rires, les embrassades de ce peuple à qui il est interdit de festoyer son indépendance. Interdit parce qu’il a eu le courage de mettre fin par la violence à un système qui réduisait l’Homme à l’animalité.

LES PREPARATIFS

Tout était fin prêt pour faire revivre aux haïtiens le schéma d’il y’a cent ans. Des plans macabres étaient programmés. Des gens avaient pour mission de profiter de failles des gouvernants pour créer des troubles ; manifestations des étudiants, des syndicats comme de groupes armés avaient été préparés pour entrer en action à des moments précis. Nous n’oserons pas dire que leurs revendications n’étaient pas fondées, mais nous estimons que l’acte posé par Toussaint Louverture n’avait pas de prix et que ses opposants avaient le reste du siècle pour les revendications… Selon les dires des haïtiens, de part et d’autre des groupes politiques avaient mis en action des armées incontrôlées. Une petite proportion de la population était porteuse régulièrement des armes à feu, avec papier de port d’arme pour leur sécurité personnelle, mais aussi de milliers de centaines de jeunes gens étaient illégalement armés. Certains dans de coins obscure avaient pour mission de fabriquer des cocktails molotovs. La presse internationale s’était déchaîner pour apeurer et interdire les touristes à se rendre en Haïti. Le Gouvernement américain a interdit officiellement à sa population de se rendre en Haïti. La goutte d’eau qui fait déborder le vase c’est la demande du Président Haïtien à la France de restituer les 90 millions de francs-or, soit 21,7 milliards de dollars américains de nos jours, que Haïti avait payé aux anciens colons en vue de la reconnaissance de son indépendance. Ce qui n’a fait qu’envenimer les rapports haitio-français, dit-on qu’il ne revient qu’aux pauvres de payer aux plus riches.

PSYCHOSE GENERALISEE

Le responsable de Malaki ma Kongo-Haïti qui nous a reçu était en vacance dans la périphérie de Port au Prince. Le petit peuple, en ville comme à la campagne, menait une vie paisible, tranquille, il parlait très peu de l’évènement du siècle. Très peu de gens se préoccupaient tant de l’organisation que du déroulement des festivités, non parce qu’ils étaient moins informés mais plutôt parce que les soucis majeur était ailleurs : la satisfaction des besoins primaires de l’existence : manger, boire, se vêtir et dormir. Ainsi les communautés de base comme tout le monde vaquait normalement à ses besoins quotidiens. Mais c’est quand on se trouvait dans le petit cercle d’intellectuels que l’on sentait un malaise général, la peur… La société était gangrenée par une psychose qui paralysait tout le système ; de manière qu’il était impossible d’entreprendre quoi que ce soit. Dieu merci que le programme réaménagé de la clôture du festival Tricontinental Malaki ma Kongo à Port au Prince s’est limité à un reportage sur le bicentenaire de Haïti et le Malaki qui s’ouvrait avec le Bicentenaire devrait se poursuivre de l’autre coté de l’île à Santo Domingo en République Dominicaine avant de continuer de l’autre coté de l’atlantique et cela pendant les 365 jours de l’an 2004.

Pour l’OPPOSITION, le Bicentenaire serait l’occasion de faire le point sur le devenir du pays. C’est le moment idéal de se poser la question de savoir pourquoi après deux siècles d’indépendance le pays se plie encore sous la dictature. Pourquoi l’haïtien moyen vit avec moins de deux dollars par jour ; pourquoi tant de pauvreté et de misère… Elle estime que le Bicentenaire n’est pas une occasion de gaspiller de l’argent avec des festivités à coloration propagandiste. Une pétition a été signée par beaucoup d’intellectuels et de gens de la société civile pour ne pas prendre part aux dites festivités . Elle a exigé le départ du président Aristide avant le 1er janvier. Dans ce sens qu’il faudrait reporter les festivités à une date ultérieure, quand Haïti aura trouvé un chef répondant à une série de normes… du coup ils tombent tous dans le piège tendu par les petits fils de Napoléon.

LE MONDE DU VODU est aussi divisé en deux. Les uns estiment que les vodouisants sont de nature apolitique et pourtant certains se sont enrôlés dans la logique propagandiste du gouvernement qui, selon certaines gens, a fait circulé beaucoup de billets de banque pour la cause. Le Vodu étant une composante non négligeable dans la société haïtienne, cette division crée un climat de froideur dans les rapports entre vodouisants. Un climat d’incertitude plane sur la ville ; dans le fond tous redoutent le supplice du collier ; aucun ne voudrait voir flamber autour de son coup un pneu de voiture, alors prudence oblige. L’histoire de Haïti ne manque pas d’exemples de ce genre.

LES AFRICAINS qui ont élu domicile en Haïti ou ceux comme nous qui y sommes allés juste pour le bicentenaire sont aussi sur leur garde du fait qu’il suffit d’une petite fausse manœuvre de l’armée Sud Africaine pour qu’ils en fassent les frais.

De son coté la presse internationale et la France en tête diabolisent Haïti. c’est curieux qu’une grande puissance qui a dit en 1990 que la démocratie était un luxe pour l’Afrique puisse l’exiger à Haïti de pratiquer la justice, la démocratie alors qu’elle venait de lui escroquer 90 million de francs-or et fait subir des siècles d’esclavage. Enfin toutes les conditions sont donc réunies pour faire échec aux festivités d’une Afrique qui pour la première fois voudrait crier haut et fort au monde HAITI, MERE DE TOUTE LIBERTE.

Au soir du 31 décembre personne ni même le président Aristide ne savait exactement ce qui devrait se passer le lendemain. Aucun des deux groupes politiques opposés ne voulait lâcher prise. Chacun tenait à écraser l’autre. On a cru que Haïti devrait s’arrêter comme en 1904, lorsque les festivités du centenaire ont été boycottées par ceux qui craignent qu’un jour leur vache à lait, l’Afrique venait à se libérer.

Il était 17h00, quand les oiseaux de paix made in Nelson Mandela ont envahit le ciel de Port au Prince. Personne ne s’y attendait. Nous savions tous que depuis trois jours un bateau Sud Africain mouillait au port de Port au Prince qui soit disant contenait mille soldats pour assurer la sécurité du Président Tabu Mbeki, mais aucun haïtien ne s’attendait de voir surgir d’un bateau de guerre africain cinq, six ou dix hélicoptères de combat à la fois. Ce fait a épaté les haïtien qui ont commencé à voir le continent africain sous un angle différent que celui de continent pauvre et affamé. Alors les dés étaient jetés. Toutes les forces en place ont compris que la MERE POULE était là pour défendre bec et ongles ses poussins. Dans les états-majors, on avait cessé de minimiser les quelques 3000 policiers que comptait Haïti (pays dont Aristide a dissout l’armée lors de son second mandat), mais qu’il fallait prendre aussi en ligne de compte les hommes de troupes, les chars et les hélicoptères et peut être les avions de combat venus d’Afrique, sans oublier les fanatiques du pouvoir.

A partir de ce moment les mamans vendant des objets de survivance dans les marchés, les jeunes sans avenir, les intellectuels désabusés, les bourgeois et les politiciens de tout bord ont compris que l’acte posé par Toussaint Louverture, Jean Jaques Dessalines, Christophe, Pétion, Caporal La Mort et tous les nègres marrons, dépassait les la superficie d’Haïti pour être l’expression de tout les déshérités du monde entier, assoiffés de liberté. Comme pour mieux enfoncé le clou, le commandant de l’armée de Tabo Mbeki était un officier sud africain de race blanche. C’était la leçon que Nelson Mandela avait réservé aux arrières petits fils d’esclaves et esclavagistes de Port au Prince : Si en moins de dix ans, les Noirs opprimés de Soweto et les Blancs racistes de Pretoria ont pu faire la paix en Afrique du Sud pourquoi pas les Mulâtres et les Noirs de Port au Prince en Haïti, après deux cent ans de vie commune ?

Le 1er janvier 2004

BICENTENAIRE ou l’arbre qui cache la forêt

Le 1er janvier 2004 à 6h30 nous étions au rendez-vous au Champs de Mars située juste en face du palais présidentiel. Le monde attendait l’heure H. Certains y avaient festoyé toute la nuit et d’autres comme nous, arrivaient au petit matin. Petit à petit la place s’emplissait de gens de tous les âges. Dans le dos du Palais, trois soldats derrière deux petites barricades en planches légères. Vers huit heure les officiels commençaient à arriver précédés de motards avec des aboiements des chiens en guise de sirène. Le protocole était très léger, en tout cas pas comme dans d’autres cieux. Informé de notre présence la mambo Gelda Belmond, une grande dame du protocole, me fit chercher. Mambo signifie prêtresse du vodu.

-Masengo, mais où est-ce que tu étais, on ne savait comment te joindre ?

– Nous étions bloqué à Santo Domingo pendant onze jours. On nous a fait croire que Haïti était en feu.

-Ha ha ha ! Tu as eu peur mais ce n’est pas digne d’un vodouisant. Un homme du vodu ne doit jaaammaaiiis avoir peur. Et comment as-tu trouvé Haïti ?

-Non c’est tranquille, oh! La presse internationale… mais pourquoi s’en prend-t-elle au Bicentenaire ?

-Hein ! pourquoi cette presse de merde s’en prend-t-elle au vodu ? Mais c’est parce que c’est le vodu qui a battu la France. Quand tu entends que Dessalines était le matin au Cap et le soir à l’Ile à Vache, c’était par l’esprit qu’il voyageait. Il traversait toute l’île du Nord au Sud, il n’ y’ avait pas de camion en ce temps là.

Ce que nous célébrons ce jour c’est la seconde défaite sur la France. Elle a donné 90 million de dollars U.S pour faire échec aux bicentenaire comme elle l’avait fait en 1904, mais pour cette fois, il n’y a rien à faire… Attend que l’on te mette sur la liste des officiels présents au Bicentenaire.

Je regardais au tour de mois tous ces Noirs qui m’auscultaient d’un air envieux. Dans le coin deux jeunes filles me regardent, sourient et me parlent dans une langue que je ne comprends pas.

-Vous ne parlez pas créole, dit-elle?

Je fis oui, de la tête.

D’un air étonné, elle dit.

-Mais quelle langue vous parlez en Afrique ? Tu sais, c’est pour ma première fois de voir un Noir d’Afrique, ceux que nous appelons nos « pères », et je n’arrive pas à croire qu’il existe de l’autre coté de l’océan des Noir juste comme moi.

Je regardais cette jeune fille mais ma tête était ailleurs… Je me posais la question de savoir pourquoi la presse internationale et surtout française à-t-elle agit ainsi ? Une seconde question trottait dans ma tête, que représente donc la révolution de Haïti pour donner une si grande trouille à la France, à l’Amérique et à la presse Internationale?

Selon Manbo madame Evoni, représentante du Vodu au près de la Présidence, Haïti est la plus parfaite représentation de l’Afrique.

Nous ajouterons que Haïti est une Afrique en miniature en dérive sur l’Atlantique. Haïti est le concentrées toutes les entités énergétiques, spirituelles et physiques du continent Noir. Et l’Afrique est non seulement le berceau de l’humanité, elle est aussi le berceau de la science : C’est elle qui a créé le théorème de Pythagore 2000 ans avant la naissance de ce dernier.

L’histoire nous rappelle que pour réussir la révolution de Haïti, il a fallu le concours des énergies des esclaves Noirs et des mulâtres d’Haïti mais il ne faudrait pas négliger l’apport de ceux qui venaient des îles environnantes. Bookman, Homme du Livre ou Homme qui connaît lire, par exemple, était un esclave de la Jamaïque. D’autres Noirs ont introduit des concepts chrétiens et islamiques dans le vodu haïtien. Et ce dont on ne parle pas c’est que lors de la cérémonie du Bois Bois Caiman, les historiens insistent sur deux textes importants, l’un en langue créole et l’autre en Kikongo. Le premier texte est une adresse de Bookman au Dieu Tout Puissant en langue créole :

« Bon Djé ki fé la tè

Ki fé soley ki kléré nou enro.

Bon Djé ki soulvé lan mè kif è grondé loray

Bon Djé nou ki gen zorey pou tandé, wou ki kaché nan niaj.

Kap gadé nou koté ou yé-a, ou wè tout blan fè nou sibi

Dié blan yo mandé krim

Bon Djé ki nan nou an vlé byin fè…

Y ordoné vanjans… »

Le second est un tchibila (prière incantatoire) en langue kikongo dite par la prêtresse Manbo Céline Fatima, une dame géante, négresse de Kongo :

Eh ! Eh ! Bomta , hin,hin !

Canga bafiote ! Canga Mundele !

Canga doki ! Canga li !…

« N’hésitons pas de détruire cette race maudite, des enfants à la mamelle jusqu’aux vieillards. Tuons tous les Blancs ! Effaçons de la terre tous les méchants et jusqu’à leur souvenir !… »

Ces mots parlent tous seuls, et deux cent ans plu tard nous pouvons mesurer l’impacte de ces mots sur la Nation Kongo. La nation de la prêtresse Céline Fatima est devenue la bête noire des anciens colons, l’histoire des Ne Kongo et de l’Afrique centrale nous en enseigne plus. Il ne faudrait donc pas s’étonner qu’ en 1885 à Berlin le mon Kongo fut débarrassé de son « K » symbole de royauté pour lui flanquer la lettre « C » qui résument toutes les Conneries qui talonnent notre existence.

Que s’est-il dit au Bicentenaire de Port-au-Prince?

Les officiels présents étaient :

Son Excellence Monsieur Tabo MBEKI, Président de l’Afrique du Sud et Madame la Première Dame de l’Afrique du Sud, Excellence Monsieur Perry CHRISTIE, Premier Ministre des Bahamas, Excellence, Monsieur le Premier Ministre Yvon Neptune de la République d’Haïti et Madame, Excellence, Monsieur « Rahodia » Vice-Président de Surinam, Distingués Membres du Cabinet Ministériel, Monsieur le Président de la Cour de Cassation, Honorable Président du Sénat et Honorables Sénateurs de la République, Honorable Président de la Chambre des Députés et Honorables Députés de la République, Honorable Député du Congrès américain Maxime WATERS, Monsieur le Président Wang des examens de la République de Chine,Taïwan, Monsieur le Secrétaire Général Adjoint de l’O.E.A, Distingués Chefs et Membres des Délégations Étrangères, Honorables Députés du Parlement Français, Distingués Membres des Grands Corps de l’État, Excellence Monsieur le Nonce Apostolique, Monseigneur Bolonech, Envoyé Extraordinaire du Vatican, Excellence Monsieur le Nonce Apostolique Monseigneur Luigi Bonazzi), Distingués Membres du Corps Diplomatique, Distingués Membres du Corps Consulaire, Monsieur le Directeur Général de la F.A.O, Messieurs les Maires de Port-au-Prince, Autorités Civiles, Religieuses et Policières, Cher DANY GLOVER, Chers Compatriotes du Dixième Département… Sans oublier le Roi Alada du Benin.

En deux mots le Président Aristide s’est exprimé de la sorte :

Chers Compatriotes, Distingués Invités, Chers amis,

À travers ce Bicentenaire, nous célébrons aussi : « La Seule Révolution d’esclaves victorieuse de l’histoire »… Dans ce contexte, avons nous la joie de célébrer : Un Bicentenaire de Liberté pour un Millénaire de Paix. D’où notre volonté de travailler hic et nunc Pour l’actualisation des objectifs du Millénaire. Pour le Pays, pour les Ancêtres, marchons unis et proclamons La Déclaration du Bicentenaire, à savoir : Construire une nouvelle Haïti. C’est possible car : L’UNION FAIT LA FORCE ! L’UNION FAIT LA FORCE ! ( FOUL LA ANSANM AK PREZIDAN AN : L’UNION FAIT LA FORCE ).

Chers concitoyens, chères concitoyennes, Au delà de leurs morts, les Héros de l’Indépendance émettent des ondes libératrices. Puissent ces ondes libératrices se propager à l’image des rayons lumineux soit à 300 000 kilomètres par seconde. A eux donc, HONNEUR ET GLOIRE ! Et à nous, leurs dignes fils et filles : RESPECT, RESTITUTION ET REPARATION Pour une civilisation de paix. Sia bonga ! Merci ! (APLODISMAN)

Dans son allocution le Président Tabo MBEKI s’est estimé honoré de se retrouver en Haïti pour célébrer le Bicentenaire tout en exprimant la solidarité du continent africain, de tous les sud-africains sans exception avec le peuple haïtien. M. Mbeki a exprimé le souhait que tout le peuple africain intercepte l’important message véhiculé par le Bicentenaire de la Révolution haïtienne devant les inciter à travailler ensemble pour pouvoir faire face aux nombreux défis comme la pauvreté, le sous développement, la discrimination et la marginalisation. Le président Sud-africain a par ailleurs souligné le génocide causé par la Traite des Noirs qui a ruiné la vie de millions d’Africains. En grande partie la misère du continent africain et des africains éparpillés à travers la planète découle de ce génocide a-t-il indiqué. Pour venir à bout des difficultés sus mentionnées, M. Mbeki a prôné la solidarité entre les peuples de son continent et de tous les pays pauvres de la planète.

Pour e premier ministre des Bahamas Perry G. CHRISTIE, Haïti a orienté les luttes de libération nationale dans toute la région, d’autant plus qu’elle est unique dans la zone avec ses Deux Cents ans d’Indépendance, a indiqué M. Christie. La solidarité entre tous les peuples de la région est nécessaire au développement de la région a ajouté le Premier Ministre des Bahamas Perry Christie.

HAÏTI MERE DE LIBERTE : c’est en ces termes que la Congress Woman et membre du black- caucus Mme Maxime Waters a félicité Haïti à l’occasion de la célébration de son Bi-centenaire d’indépendance. La Congres Woman a fait part dans son allocution de la résolution prise par le black-caucus et le congres américain concernant la célébration du Bi-centenaire. Haïti est la première république noire indépendante de la planète. Cette liberté conquise aux prix d’énormes sacrifices par les esclaves qui ne voulaient plus rester sous le joug esclavagiste. Elle est également porte- étendard dans la lutte de libération des autres pays de l’Amérique latine en investissant ses ressources financières, militaires et humaines dans le passé afin d’aider ses peuples à conquérir leur liberté. Elle n’a pas oublié de mentionner l’apport des haïtiens en 1776 à Savannah quand les Américains combattaient les colons anglais pour leur indépendance.

Selon la résolution lue par Mme Waters le black caucus et le congres american s’engagent à travailler à obtenir l’appui d’autres membres en vue d’encourager tout un chacun à féliciter le peuple haïtien pour avoir été le fer de lance de la lutte pour les droits humains.

Un temps pour chaque chose a martelé le Roi

Au cours de la Cérémonie « HOMMAGE AUX ANCÊTRES » le couple royal du Bénin a fait l’éloge de la Paix comme vecteur principal de tout développement dans un pays. Haïti en a grandement besoin ont-il précisé. En guise de respect dû aux Héros qui ont fait 1804, il est impérieux que la Nation Haïtienne retrouve l’unité pouvant déboucher sur une Paix durable, a martelé la Reine DJEHAMY…

Quant au Roi Dgigla KPODÉGLE, il a mis l’accent sur la similitude entre l’Afrique du Sud et Haïti. Deux pays qui célèbrent cette année un double anniversaire : Deux cents ans pour Haïti depuis la Proclamation de son Indépendance, sa victoire contre la tyrannie et l’oppression et dix ans pour l’Afrique du Sud qui avait scellé en 1994 le sort de l’Apartheid.

Aujourd’hui personne ne peut nier l’importance de l’Afrique du Sud sur le Continent Africain. La présence du président Sud-Africain à la Célébration du Bicentenaire d’Haïti est d’importance grandissime. Le Président et le Peuple Haïtien peuvent s’estimer heureux de cette présence a souligné le Roi.

Il y a un temps pour chaque chose a martelé le Roi, qui est convaincu que le temps de la Paix viendra à coup sûr pour Haïti. Car tôt ou tard l’opposition finira par répondre aux nombreux appels au dialogue, à la réconciliation du Président de la République pour qu’enfin Haïti emprunte la voie du Progrès a conclu le Roi d’ALADA.

QUELLE EST LA POSITION DE MALAKI MA KONGO ?

Malaki ma Kongo est avant tout une institution qui fait la promotion des racines de la culture africaine pour ne pas parler de la défense de l’identité culturelle Kongo en particulier. Dès les origines de sa révolution, Haïti a revendiqué, la présence des indices culturelles Kongo en son sein. Après analyse nous nous sommes rendu compte que la grande révolution haïtienne a eu pour sous bassement culturo-linguistique le créole mais aussi le kikongo. Pendant la cérémonie de Bois Caïman, le créole et le kikongo ont été les langues au travers des quelles les hommes et les esprits se sont exprimés. Ainsi, la préoccupation de tous les Ne Kongo serait de savoir quelles peuvent être, dans le temps et dans l’espace, les conséquences de la manifestation de cette kongonité lors des gémissements de la révolution haïtienne? Haïti et sa révolution ayant été le point propulseur de toutes les autres formes de libération du continent américain, est-il possible de prétendre que cela n’ait eu d’incidence dans le temps ?

Avant de tirer des leçons de ce glorieux passé, il nous parait important de dire qui a été le vrai vainqueur du derbies qui oppose les néo esclavagistes (les Mulâtres et les bourgeois) contre les néo esclaves, les Noirs, ceux qui ne savent pas et qui n’ont pas le droit de savoir pourquoi meurent-ils à petit feu ?

Le plus grand vainqueur du Bicentenaire de Haïti n’est ni le président Aristide écartelé entre la résolution des problèmes économiques et la sauvegarde de sa peau contre des putschistes de tout horizon ; ni les opposants (intellectuels et les bourgeois noyautés par les faux justiciers du tiers monde, qui crient à haute et intelligible voix justice, respect des droits de l’homme, paix et démocratie en HAITI, alors qu’ils ne sont pas capable d’imposer ces mêmes élémentaires dans les pays d’Afrique où ils règnent en maître.

Le plus grand champion du Bicentenaire c’est le peuple qui pour cette fois a refuser de faire le jeux de l’un ni de l’autre. Il est resté tranquille et a vagué à ses propres occupations pendant que les Radio de Folie Internationale incitait la rue à boire du sang. Le peuple a bouché ses oreilles comme si en guise de réponse il disait :

-Pendant que vous les français étiez aux commandes de Haïti, notre sort était l’esclavage

-Quand vous autres bourgeois et faux intellectuels avez remplacé les colons au trône, notre sort n’a presque pas changé d’un iota … du néo-esclavage qui ne dit pas son nom. Vous n’avez pas ouvert des écoles pour nos enfants. Nous avons travaillé dans vos maisons, six jours sur sept, 24 heures sur 24 pour à peine 15 ou 20 dollars U.S. par mois. Quand nous sommes malades vos hôpitaux ne nous reçoivent pas ; n’eut été les racines, les écorces, les feuilles et les pratiques du vodu, nous serions tous morts et aujourd’hui que vos intérêts sont menacés, vous osez vous adressez à nous pour nous demander de boycotter les festivités du Bicentenaire, renier l’un des actes les plus cher de l’histoire de l’Homme Noir ! Vous nous demandez de tourner le dos à Toussaint Breda dit « Louverture » comme cela de mèche avec vos maîtres les colons, vous effacerez tranquillement les traces et les œuvres de nos héros dans l’histoire. En 1904 vous avez réussit à nous divertir mais pour cette fois nous disons NON, 7 fois NON, 77 fois NON, les marrons libérés ne redeviendront plus jamais esclaves. Quand à tous les autres enjeux politiques sur 365 jours que compte l’année, nous vous en concédons 364 pour politiser, Le 365eme appartient à TOUSSAINT pour L’OUVERTURE des NOIR vers LA PAIX LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT.

Pour notre part MALAKI MA KONGO se félicite de pouvoir témoigner de ce grand derbies qui ne se passe qu’une fois le siècle. Cinq siècles de duel entre esclavagistes et esclaves. Ce combat se traduit ce jour en confrontation entre bourgeois, apprentis politiciens, pseudo intellectuels contre les néo esclaves, ceux qui ont tort d’avoir en premier exigé leur indépendance au prix du sang et de mille et une souffrance, le peuple haïtien. Aujourd’hui les anciens colons sont accusés par leurs paires d’avoir favorisé ce climat libertin qui a empoisonné toute la région, servant de base de repli et de lancement à tout mouvement de libération du continent. Ainsi la France se voit obligée de tuer la poule aux œufs de indépendance. Cette poule s’exprime en deux langue : créole et kikongo. IL ont résolu de l’embrigader, l’isoler, la déplumer, la décapiter, l’appauvrir, la culpabiliser, l’acculturer… la baptiser : Congos et non KONGO. En Guadeloupe Congos qui avant 1804 signifiait bon et grand travailleur est après cette datte fatidique, synonyme de moins qu’un chien.

En 1904 au lieu de fêter le centenaire de indépendance, ce sont les bruits de bottes, les coups de feu et la terreur qui a régné à Port au Prince. C’est ce qui explique la cabale médiatique de 2004 qui a terrorisé le monde et a empêché les africains et les hommes épris de liberté à se rendre à la fête de la libération de l’esclave. Toutes les conditions étaient réunies pour que cette cabale se terminer dans un bain de sang si l’Afrique du Sud de Mandela ne s’y était interposé. Certains compatriotes africains et toute la classe dirigeante du continent Noir se sont fait prendre dans un piège tendu il y’a deux cent ans par Napoléon Bonaparte et ses descendants. Pour ceux qui doutent de la véracité de nos propos, Malaki ma Kongo vous fixe rendez-vous en 2104, pour assister à la répétition du film de la cabale de 2004 et 1904. Nous sommes conscients du fait que ceux qui n’ont eu la chance de visiter les villages et hameaux des nègres marrons des Caraïbes, ceux qui n’ont pas touché du doigt la misère des néo esclaves éprouveraient des difficultés à détecter le pot aux roses.

Qu’aurait représenté la CELEBRATION OU NON du bicentenaire de l’indépendance de la première république noire ?

L’échec du bicentenaire aurait annihiler tous les efforts de mouvements de libération des pays Noirs. La cabale médiatique aurait trouvé d’autres mots pour nous faire admettre que l’Homme Noir n’est pas capable de sauvegarder ces acquis.

Ce n’est pas le pouvoir du Président Aristide qui en aurait souffert, dans tous les cas sa condition, pour ou contre le bicentenaire, n’aurait changé en rien la situation des Noirs. Et les néo esclavagistes ne sont en aucun cas prêts à améliorer la condition de leurs esclaves car le système est fait de manière que leur existence dépend de la sueur et du sang de leurs esclaves. C’est la même chose à Saint Domingues, les Noirs donc les haïtiens travaillent dans les champs de cannes comme des forcenés pour gagner 20 peso par jour alors que le plat dans les restaurants de la cité coûtent 50 peso. C’est une situation dramatique bien connue des autorités des deux pays et pourtant ils n’osent pas en parler. Les Noirs haïtiens qui travaillent dans les champs de Santo Domingo ne savent pas que Toussaint Louverture a existé. Ils vivent encore comme au XVII eme siècle. Leurs maîtres ont droit de vie ou de mort sur eux sans qu’aucun homme politique ne s’en occupe.

Moins le peuple est conscient de ses droits et de son histoire mieux cela vaut pour l’asservir. Comment peut-on expliquer la cohabitation entre des gens extrêmement riches et des gens dont la qualité de la vie est pire que le mot pauvreté. Comment peut-on payer les services d’un mois de travail d’un père de famille, le prix d’une tasse de thé dans un restaurant de Port au Prince, et vous pensez qu’une fois au pouvoir ces bourgeois vont comme par miracle changé ? Il faut avant tout les vacciner contre le virus de l’esclavagisme.

Si les Ne Kongo étaient intelligents, ils pourraient nous dire si vrai ou faux les brimades dont ils sont victimes en politique ; le fait qu’on les refuse la gestion de leurs terres a quelque chose de commun avec le fait que la révolution haïtienne qui a libéré l’Homme Noir s’est faite en langue kikongo ?

Merci papa Mandela, pour nous avoir envoyé un de vos lieutenants, Tabo Mbeki qui a permis à l’Homme Noir de dire : enfin je suis LIBRE.

« 365 jours de réflexion

sur la vie et l’œuvre de

Toussaint Louverture »

C’est le programme annuel de MALAKI MA KONGO 2004 lancé le

vendredi 09 janvier 2004 à SANTO DOMINGO, dont voici l’affiche en langue espagnole

INDENPENDENCIA HAITIANA, PRIMERA

REPUBLICA NEGRA LA EMISORA “HERITAGE”

DE LA TELERADIO AMERICA (RADIO DOS) Y

LA ASOCIACION DE LAS RAICES CULTURALES

AFRICANAS MALAKI MA KONGO Y EN

COLABORACION CON EL CENTRO CULTURAL

DOMINICO HAITIANO (CCDH)

Presenta

El Tricontinental

Malaki Ma Kongo

REFLEXION SOBRE LA VIDA DE

“Toussaint Louverture »

Una Jornada Cultural con los Grupos

  • Los Congos de Villa Mella
  • Marabou Danse, Exposición
  • Poesía, Teatro del Reino de
  • Kongo « de Kongo a Congo »

09 de Enero 2004-01-21

a partir de las 8:00 pm

Restaurant COCO’S

Av. George Washington 507

Santo Domingo

Construit en forme péristyle (temple vodu) le restaurant COCO’S a vibré pour sa première au rythme de son originalité. Ce soir du 09 janvier, il était plein de monde et la poésie battait son plein.

Menée de main de maître par une femme haïtienne Lovely Antoine. Forte, puissante, on aurait dit qu’elle était possédé par l’esprit de Céline Fatima la femme kongo de la cérémonie de Bois Caïman, une vraie lionne… Par sa voix Lovely dévastait, dépouillait… déboulonnait des têtes des nègres toutes les pesanteurs de complexe d’infériorité incrustée depuis cinq siècles d’assujettissement… A coté de ce phénomène, deux jeunes poètes dont un de Santo Domingo, Glaimes et l’autre d’Haïti. Une autre poésie venue d’Afrique Ndozi de Muanga Sengha a été dite par Masengo ma Mbongolo en langue Kikongo, avant de clôturer cette série avec « Sois le meilleur quoi que tu sois » de Martin Luther King.

Juste après la Joséfina présenta le groupe Santo Spiritos Los Congos de Villa Mella qui nous a surpris avec le rythme et la danse des Kongo de Santo Domingo. Le groupe haïtien Marabou Danse de Cedon Friztner nous a fait revivre les mouvements chorégraphiques du vodu que la danseuse professionnel Nahama a fraîchement ramené de Port au Prince. Le clou de la soirée était la pièce de théâtre « De Kongo à Congos » présentée par le Théâtre Royale Kongo Dia Ntotéla. La soirée s’est poursuivie avec la musique africaine et afro caribéennes. Puis il y’eut un break de quelques minutes et notre cher Hougan (prêtre du vodu) Elien Isac « Le fils de papa Loko » est rentré en scène. D’un air timide et pourtant déterminé il a dit qu’il était hougan, prêtre du vodu : « Sur le monde du vodu commença-t-il il se dit beaucoup de choses. Certains disent même que nous sommes anthropophages et pourtant c’est nous qui à base des racines, des feuilles, des écorces et de tous les secrets que nous détenons de nos ancêtres redonnons confiance, espoir et vie aux familles. Je ne nie pas qu’il existe d’autres gens qui utilisent ces forces pour faire du mal, mais cela est chose courante dans le système de tous les pouvoirs. Aujourd’hui, j’aimerai vous dire que nous les vodouisant sommes réunis dans une association dénommée Vodu Sans Frontière où nous nous battons pour dans les média, avec le pouvoir public pour positiver notre action, pour soigner le monde contre toute les maladies surtout le SIDA ce Fléau de cette fin de siècle. Notre message est clair à tous les vodouisants : Le Sida est une réalité et si vous voulez être sauvé il n’y a que trois solution :

  • abstinence sexuelle,
  • fidélité
  • l’utilisation des préservatifs.

De cette manière tous ensemble au prochain tricentenaire de Haïti nous dirions Ayi Bobo Haïti.

Son message a été beaucoup applaudi. La pièce de théâtre a s’étalé une page de 8000 ans d’histoire de la Nation Nègre, d’Osiris à nos jours. Ceux qui y’ont prix part n’ont pas seulement compris le mouvement migratoire des Ne Kongo de l’Egypte à Port au Prince via Mbanza Kongo, mais ont aujourd’hui compris l’origine et la signification des mots : Afrique, Zulu, Zambie, Kongo, Mali, Sénégal, Guinée, Egypte, Ethiopie…

Michelet Gérôme, un haïtien intéressé à la culture nous a livré ses impressions au sortir de cette soirée culturelle :

« Il n’y a pas un vocabulaire humain pour expliquer ce qui vient d’arriver…C’est fantastique, spectaculaire ! C’est merveilleux ! C’est tout …

On a besoin de ce genre de chose encore. Il faut faire répéter ce genre de chose pour pouvoir faire connaître la culture haïtienne partout dans le monde. C’est pourquoi je tiens à mettre sur pied une organisation du même genre, du même acabit AFRICALA. Ce serait la rencontre de l’Afrique, des Caraïbes et de l’Amérique Latine. Je crois que nous devions faire connaître également en Afrique les belles choses qui viennent de se passer ce soir. Je crois que nous promettons de nous rendre en Afrique et surtout au Congo pour faire savoir au congolais ce que s’est que la culture haïtienne. Ce miracle humain que nous avons réalisé en 1804. Nous voulons émerveiller le monde par notre culture.

Enfin, avant de quitter l’île, Malaki ma Kongo et Malaki ma Kongo Haiti ont été reçus par sa majesté Sixto Menier le Roi Kongo de la République de Saint Domingue. La fête était grandiose, la cours de Los Spirito Santo Los Congos était pleine et le Roi de Los Congos en nous remerciant a dit : Son rêve est de visiter le sol de ces ancêtres avant de mourir. Il attend du Congo juste une invitation.

Musi Kahunga
Muana Nsundi
Masengo ma Mbongolo
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