2005

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XIVème Edition

Kimpete minini ngola « Du jamais vu »

Malaki ma Kongo

Malaki ma Kongo 2005 s’est déroulé les 19, 20 & 21 août 2005 sous le haut Patronage de La Mairie de Pointe Noire, en collaboration avec la Direction Départementale de la Culture et Des Arts du Kouilou, sous le thème «300 ans moins 1, Kimpa Mvita, sa vision de l’espace Kongo». Le lieu choisi était le Lycée de MPAKA et l’entrée revenait à une dame-jeanne de Ntsamba pour les adultes et une calebasse de Ntsamba pour les enfants. Evidement le lycée n’ayant pas de clôture, il revenait au gré de chaque spectateur d‘offrir le fundu (l’offrande) qu’il avait prévu donner au Malaki.

Nzinzi la capitale du Loango a vibré du 19 au 21 août 2005 aux rythmes, sons et couleurs des festivités pour la renaissance des racines de la culture africaine le Festival Tricontinental Malaki ma Kongo. Il nous faut avant tout préciser que les festivités se sont déroulées au Lycée de Mpaka. Le quartier de Mpaka disent certains pontenégrins, est un no man’s land et les autres soutiennent que ce quartier est la cité de Lucifer en personne et lors des matchs de football, l’homogénéité avec laquelle le public entonne leur chant fétiche, «muntu wu fua ku », «muntu wu fua ku » nous rappelle Les Diablotins simba ntsakaleurs des quartiers Bacongo et Makelekele de Brazzaville.

Oh ! Plus de peur que de mal, comme des brebis égarées qui ont enfin retrouvé la voix de leur maître, le public répondait en chœur :

Mafri yi

Yiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!

 

Wu ba huna !

We na meso!

 

Mfumu na mfumu!

Nganga na nganga

 

Nganga na nganga

Mfumu na mfumu!

 

Shiiiiiiiiiii!!!!!!!!

Yabika!

Le public était tellement accaparé par la beauté des spectacles qu’il prêtait à peine attention au véhicule de ESPOIR (service de police) qui de temps en temps faisait la ronde, pour rappeler le public à l’ordre. Coup de chapeau aux Mpakalais et Mpakalaise. De mémoire d’artiste je n’ai pas encore rencontré un public aussi docile et discipliné comme celui de Mpaka. Imaginez que trois nuits de suite, cinq à dix mille personnes se soient regroupées dans un espace aussi ouvert que le Lycée de Mpaka jusqu’à très tard dans la nuit, deux à trois heures du matin et que rien de fâcheux ne se soit produit. Même lors des moments les plus bas des spectacles, le public est resté patient, ordonné… Ce qui a fait dire à un responsable de quartier : « depuis que Mpaka existe, c’est la première fois qu’une manifestation culturelle drainant autant de monde a satisfait le public dans son ensemble. Le public dont l’age variait entre 5 à 75 ans y a trouvé son compte. Et au matin du 22 août, vers 11 heures, monsieur Bayakissa, Proviseur du Lycée de Mpaka qui est venu pour constater les dégâts, que nous redoutions tous. Il n’a eu aucun mot à dire puisque la cours de son établissement scolaire était plus propre qu’avant les festivités.

Jeudi 18 août 05 au siège de la Mutuelle Ethique de Développement Responsable Malaki Development s’est tenu le point de presse sur la XIVeme édition Malaki ma Kongo sis avenue Petite Suisse situé à 100m du PSP de Mpaka 120 à Pointe Noire. Au début, la présence des journalistes était timide, bien que certains inconditionnels du Malaki ma Kongo étaient présents 30mn avant le début de la cérémonie. C’est par une libation que le Coordinateur Général de Malaki ma Kongo Masengo ma Mbongolo ouvre la séance. Versant du vin de palm et psalmodiant de la cola dans tous les quatre coins de la parcelle, il s’est adressé aux mannes de Kongo dia Ntotela dans ce sens :

« Oh mannes et esprit de Kongo dia Ntotela!

Bisimbi bia maza,

Bisimbi bia tiya,

Bisimbi bia mupepe,

Permettez, que je vienne à vous pour

vous prier de guider les pas inauguraux de

Malaki ka Kongo dans les Pays Loango.

Muté ngunu, MuLao ngunu, Mukuo ngonu

Beto bonso nkak’muek .

Ôh mannes et esprit de Kongo dia Ntotela!

Bisimbi bia maza,

Bisimbi bia tiya,

Bisimbi bia mupepe,

Malaki ma Kongo c’est entrer en communion

avec nous ancêtres

pour dire aux petits fils de nos petits fils

ce que les parents de nos parents ont vécu.

C’est donc sur les terres de ses ancêtres que Masengo sollicite le soutien de ces derniers pour que Malaki ma Kongo se tienne dans le Loango dans la paix, la fraternité, l’équité…pour ne pas dire en toute kongonité. Prière touchez les cœurs de tous les festivaliers et surtout les spectateurs, dit-il, pour que tous soient sensibles à notre message de paix, de fraternité, de solidarité et que tout le monde rentre chez soit tel qu’il est arrivé ici.

Puis s’adressant à la presse il a dit que Malaki ma Kongo dans le Nzinzi, capitale du Royaume Loango, l’actuel Pointe Noire (Punta Negra) ou plutôt (Cote des esclaves) revêt une importance capitale dans l’évolution de Malaki ma Kongo. Punta Negra (Pointe Noire) est la dernière image des terres Kongo qui est restée incrustée dans la mémoire de millions de nos frères et sœurs arrachés de force de leur mère patrie. Organiser, un Malaki sous, le thème : 300 ans moins 1, Mama Kimpa Mvita, sa vision de l’espace Kongo, dans ces lieux a une double signification. C’est avant tout un historique devoir de mémoire, mais aussi, nous voulons préparer les congolais à recevoir dans les temps futurs leurs frères d’outre Atlantique. Masengo ma Mbongolo a souligné le fait que 10 ans de travail avec les CONGOS des Antilles Caraïbes, car c’est comme cela que on appelle les Noirs panafricanistes de l’autre rive de l’Atlantique, lui permettent d’affirmer que si les congolais baignent dans l’oubli, ceux qui sont partis n’ont eu aucune seconde de répit. Leurs pensées et rêves c’est de revenir, même une fois de leur vie, sur la terre de leur ancêtres. C’est pour eux un défi contre la logique de l’esclavage.

C’est dans cette optique qu’il faut situer les cotisations de 2000$Us chacun qu’ont fait les haïtiens (l’un des Etats le plus pauvre du monde) pour venir à Malaki ma Kongo. Dommage qu’ils doivent passer par les USA et ils sont jusqu’à présent bloqués par un problème de visa. Nous espérons que d’ici la fin de l’année, ils seront à nos murs.

Après ces mots introductifs, Kaly Diatou, président de Malaki ma Kongo dans le Kouilou, a présenté le programme définitif de Malaki 2005 au Kouilou. Puis, les journalistes ont posé quelques questions d’éclaircissement… Ha ! J’allais oublier de dire que l’apero fait de nsamba et de makazu sans oublier les nzo za nungu, battait son plein.

Le programme des activités culturelles était riche et les surprises faisaient bien parties du jeu. Avant les festivités proprement dites, un point de presse avait été fait la veille. Comme de coutume le groupe de journaliste venu était constitué d’amis, les autres, exigeant du « madesso ya bana » n’ont pu être de la partie mais ceux qui sont venus ne l’ont pas regretté. Au-delà de la dimension intellectuelle que revêtait la manifestation, il fallait compter aussi avec la part animisto-culturel comme aime bien les associer le Malaki. Ne dit-on pas chez nous :

« Mfumu na mfumu!

Nganga na nganga ! »

Malaki ma Kongo 2005

« Petit à petit Kongo refait son nid »

Le vendredi 21 août 2005, à 15h30m précises le Directeur Départemental de la Culture et des Arts au Kouilou était déjà dans les lieux et les festivités avaient bel et bien commencé. Durant toute la manifestation l’accent était mis sur la reconnection du Malaki ma Kongo avec les gardiens des racines culturelles de Kongo dia Ntotela et particulièrement des pays du Loango, au travers de la présence audit Malaki des ensembles traditionnels et les sages du Kouilou. Le programme s’est étalé sur trois jours, vendredi, samedi, dimanche. Le théâtre, la poésie, projection de film documentaire, animation culturelle, présentation des livres de chez nous (produit par Malaki), concours de jeunes poètes, conférence, tombola, etc.…

Pendant tous les trois jours, le public a été non seulement nombreux, fidèle aux rendez-vous, mais aussi discipliné. Aujourd’hui, il ne cesse de nous interpeller, à tout bout de champs. Dans les rues les enfants nous indexent pour les avoir ôter le goût inédit de communier, journalière ment avec leurs ancêtres ; certains d’entre eux venaient juste de se rendre compte de l’existence d’un véritable festival made in Africa, que déjà cela s’arrêtait.

Pour les adultes, leur inquiétude est celle de savoir si Malaki s’installait définitivement dans le Nzinzi, ou, ce n’était qu’un pose technique, le temps de continuer son chemin… pour Mbanza Kongo.

Dans son discours officiel, monsieur Albert Kimbouala, le Directeur Départemental de la Culture et des Arts au Kouilou a loué l’initiative de l’organisation d’un évènement culturel, d’aussi grande envergure, dans une zone périphérique de la capitale économique du Congo. Très souvent les acteurs culturels congolais préfèrent le centre ville. Et tous savons que dans ces grandes salles luxueuses, le public en sort la tête aussi vide qu’il en est rentré, parce que la structure et le climat desdites salles sont faits qu’elles soient plutôt de lieu de distraction, d’évasion que de lieux d’éducation… Or, je sens que les lieux qui abritent ce festival le Lycée de Mpaka, pour ne pas le citer, seront désormais un grand Mbongui, un centre d’éducation pour tous. Il a aussi honoré et félicité les ensembles traditionnels qui ont répondu nombreux à l’appel de Malaki ma Kongo, sans exiger un cachet, des titres de transport ou tout autre tralala auquel ils ont été habitués. Il a ajouté pour clore son discours que sa direction ne ménagerait aucun effort pour soutenir les initiatives de la sorte. Enfin tous les compliments à Letizia Farisato qui a représenté Malaki ma Kongo Italie à ce grand rassemblement, à tata Masengo ma Mbongolo et à tout le comité d’organisation.

Malaki 2005 était aussi l’occasion de présenter les livres de chez nous, c’est-à-dire des livres produits par nous-mêmes sans influence étrangère ni dictat économique d’un pays ou d’une puissance tiers. De même, la logique historique qui a guidé nos écrivains n’a souffert d’aucune pesanteur économique des systèmes esclavagistes, colonial ou poste colonial…

« Le Phénix de Kongo dia Ntotela » de Zunga B. Jean Claude, « Le Vaudou Haïtien vu avec les Yeux d’un Kongo d’Afrique » de Masengo comptent parmi nos meilleures nouvelles productions. Parlant du dernier livre, Rubens Kinkela, un confrère de la presse congolaise a dit : « C’est un chef d’œuvre qui dépasse au loin la valeur d’une thèse de doctorat ». En effet cela a valu près de dix ans d’étude et de nombreux voyages menés de l’espace Kongo jusqu’aux Antilles-Caraibes (Guadeloupe, Haïti, Saint Domingue) pour rechercher les faits, gestes, paroles, chants, légendes, mouvements religieux et faits historico politiques que l’on peut cataloguer comme originaire de l’espace culturel Kongo si ce n’est de l’Afrique centrale. Ces écrits sont appuyés par des documentaires vidéo réalisés de part et d’autre de l’Atlantique par l’Association Malaki ma Kongo dont les titres les plus demandés sont : « Malaki ma Kongo dans le fief du vaudou haïtien », « Le Bicentenaire de Haïti », « Malaki Tricontinental », « Les Kongo de Santo Domingo », « Retour au Congo », etc.…

La soirée de samedi 20 août a connu une participation du public plus grande que celle des autres jours et les artistes n’ont pas démérité. Tous a commencé avec la table ronde tant attendue par les ensembles traditionnels, intitulée:  » Culture, art et tourisme: les chances des ensembles traditionnels du Kouilou « . Mr Gaston Bitemo et Mr Alphonse Mantsanga ont attiré l’attention des ensembles traditionnels quant aux défis du XXIeme siècle aux quels devraient faire face nos ensembles traditionnels. Ils les ont édifiés sur la coopération décentralisée. Une nouvelles formes de relations culturelles internationales dont les particuliers, les ensembles traditionnels devraient eux-mêmes être les maîtres de leur destiné. Il leur revenait de savoir prendre les contacts avec le monde extérieur, s’assurer de leur capacité de mobilité dans l’espace international. L’Etat ne serait dans ce cas qu’un organe régulateur. Le management culturel adapté à l’échelle desdits ensembles traditionnels est une étape incontournable. Il revient auxdits ensembles traditionnels de savoir ce qu’ils veulent exactement. La Direction Départemental de la Culture et des Arts au Kouilou ne ferait que se plier aux besoins des ensembles traditionnels… Mais faudrait-il qu’eux-mêmes sachent ce qu’ils veulent. En fait que savent-ils des circuits des relations internationales culturelles dans le domaine folkloristique? La balle est donc lancé du coté des ensembles traditionnels pour se réunir et aller réclamer auprès des autorités culturelles du Kouilou un séminaire ou un stage de management culturel adapté à l’échelle des ensembles traditionnels. L’Association Malaki ma Kongo estime que les ensembles traditionnels du Kouilou ne lâcheront pas cette opportunité que leurs donne les autorités culturelles du Kouilou.

La conférence a été suivie du concours des jeunes poètes chansonniers. Les jeunes de tout horizons et sans distinction de sexe se sont exprimés et le jury comme le public a eu le temps de les apprécier. Déjà au soir de ce samedi 20 août, un consensus semblait se dégager autour d’Ami Flore, un fauve de la musique congolaise. Une jeune femme dont la poliomyélite a privé de moyens de locomotion inférieurs. Elle n’a pas eu d’égale.

« Ne voyez pas mes pieds mais contentez-vous de ce qui sort de ma bouche…» dit-elle «C’est la volonté de Dieu tout Puissant qui s’exprime par mon être. Il me connaît et il connaît bien cette voix car c’est Ta Ma Mpungu lui-même qui me la donner. Le jury comme le public ne se sont pas trompés. Ami Flore a été la MEILLEURE !!!

Juste après nous avons reproposé le film documentaire : « Le Congo comme on ne nous l’a jamais présenté » un film documentaire tourné l’an dernier à Kinshasa et à Brazzaville, lors du Malaki 2004. Il a été reproposée au public avec du matériel plus performant, car la veille, le projecteur vidéo que nous avons loué dans le quartier était d’une qualité médiocre. Ce qui a empêché la présentation de la pièce de théâtre De Kongo à Congo. La soirée s’est terminée très tard avec la participation des comédien et pote de la place.

Le dimanche 21 août 2005, l’organisation était talonnée par la présence aux lieux des festivités une heure plus tôt de monsieur Frédéric Mpambou, un des phénomènes qui ont marqué l’histoire de la culture au Congo et plus particulièrement dans la Région du Kouilou.

-Tata Masengo, à Mpaka, nous as-t-il confié avec son sourire légendaire, je préfère commencer tôt que tard (rire) … Je suis en bonne compagnie, ajouta-t-il tapotant à l’épaule son fidèle compagnon Alphonse Mantsanga Président du CRETK qui prenait soin de lui dans une buvette du quartier.

Avec un léger retard, la manifestation a débuté avec la conférence intitulée: « Les premiers pas de Malaki Développement dans le Kouilou » donnée par Madame Bahezi ba Ntalani directrice de la Mutuelle Ethique Malaki Development, qui est une mutuelle de solidarité avec les jeunes filles mères où elles apprennent d’une part la couture et de l’autre les base d’une gestion responsable de leur existence. Ma Bahezi nous a présenté les hauts et les bas de leurs entreprises. C’est du volontariat pure et simple et notre grand plaisir, disait-elle, est de voir que dans le quartier, il y’ait des gens de bon sens qui nous accordent leur temps, leurs oreilles et leurs mains et surtout ils nous confient leurs jeunes filles et soeurs.

La seconde conférence a été donné par Mr Frédéric Mpambou et elle portait sur un thème très actuel : « 300 ans moins 1, Mama Kimpa Mvita, sa vision de l’espace Kongo ». Attentivement le public a suivi les menus méandres de la vie et l’œuvre de Mama Kimpa Mvita. Tata Mpambou a exhorté la jeunesse à s’auto prendre en charge ; à se passer de la logique attentiste des années passées et à prendre pour exemple cette jeune fille de 22 ans, Mama Kimpa qui est devenu l’image de son époque et des générations à venir. Monsieur F. Mpambou a aussi insisté sur l’œuvre, combien grand de Tata Masengo ma Mbongolo.

Je suis doublement fier, disait-il, de prendre part à ce grand évènement culturel et unique en son genre qu’est le Festival Tricontinental Malaki ma Kongo. Doublement pour avoir pris part à la naissance du Malaki ma Kongo en 1991 où avec mes frères Jean Bosco Mpankima et Auguste Miabeto, nous avons présenté une conférence sur « Les royaumes d’avant le Congo » et 15 ans aujourd’hui que s’initie le Malaki dans le Kouilou, je suis invité de parler d’un personnage aussi illustre que Mama Kimpa MVita.

En terme prix :

  • -il y’a eu des prix spéciaux ont été remis aux deux plus jeunes artistes de Bala ba Congo et Tchikumbi, à Massein Tonton pour la qualité des banderoles et à Patrick Pethas pour l’éclairage.
  • -Le Prix Mama Kimpa Mvita 2005 a été gagné par Ami Flore. Ce prix lui donne la possibilité de s’offrir un documentaire vidéo réalisé par Malaki Production
  • -Le Grand Prix Malaki ma Kongo 2005, qui est une vidéo caméra digital « les ultimes mini caméra semi professionnel de marque Sony.

Comme il y’a quinze ans, nous avons voulu clore le festival dans le style Malaki, en allumant le Bûcher Malaki ma Kongo, alors c’est comme si nous avons jeté de l’huile au feu. Les artistes nous ont présentés une véritable kermesse made in Kongo. Spectacle inédit inspiré de la riche tradition du terroir. Oui, ils nous ont fait vivre, boire, manger, parler comme au bon vieux temps de la virginité culturelle, celle d’avant les Portugais. Courir le temps à reculant et se souvenir du Ngoma ya Kongo, le tambour de fête qui accompagnait les champs des grillons et la fanfare des grenouilles pour exciter la danse nocturne des engoulevents.

Entre autre, la tombola battait son plein, c’était l’occasion de partager au grand public tout le matériel scolaire que nous avait remis l’Association Bambini del deserto ou Association Enfants du Desert (cartables, cahiers, et de quoi écrire). Les livres remis par Stefania Spedersini, ont aussi trouvé des lecteurs. Le Directeur de l’action lutte contre le Sida Jean Pierre Nkouendolo a aussi apporté une pierre à l’édifice de Malaki ma Kongo 2005 en distribuant gratuitement près des préservatifs au public. La soirée s’est achevé avec une grande animation des poètes et comédiens comme Nestor Mabiala, Masengo ma Mbongolo, Kaly Diatou…des ensembles traditionnels, Yindula, Zolo-Kiyengi, Ntsi-Bantou, Mbongui-Bantou, Nkembo-Louninguissa, GAMUZ, Songa-Zola, Bala ba Kongo, Tchikumbi-Li-Kouilou, Ballet Lionceau, Kilombo kia Mpala, Kotuka Tu Moka, Percussions C .C .E . de Mpaka.

Nos remerciements sont adressés à la Direction Départementale de la Culture et des Arts au Kouilou, au Centre des Civilisations Loango, à la Radio Océan, Radio Congo Pointe Noire, au CRETK, au Groupe PETHAS, aux artistes et ensembles traditionnels du Kouilou, à Malaki Développement de Pointe Noire, à la Direction Départementale de l’Enseignement au Kouilou, au Lycée de Mpaka.

Le Festival Tricontinental MALAKI MA KONGO 2005 section Afrique dans le Nzinzi (Pointe Noire) c’était le retour aux origines par la magie du théâtre : feu de camp, choeur des tambours, roulement des sonnailles, heurt des grelots pour que la vie elle-même se gigote et tourbillonne dans une transe inconnue, la valse frénétique des nègres sous la nuit luciolée. Nous avons vécu tout cela en dégustant du biyoki, la bière de canne et d’ananas, le mbulu et le ntsamba, le tout assaisonné de kola, de poivre en grain, et pourquoi pas de mundiondio.

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